Mercredi 2 juillet
Lyon : une ferme itinérante s'installe à la Confluence
Rédigé par Léo Mourgeon
Moutons, poules et lapins attendent petits et grands dans le 2ᵉ arrondissement (crédit : Adobe Stock).
Des animaux peu communs en ville investissent ce mercredi matin la Station Mue,
Ce qui se passe
- Entre 9h et 12h, le parvis du 155 cours Charlemagne (Lyon 2ᵉ) accueillera une ferme pédagogique en plein cœur du quartier de la Confluence.
- En raison de la canicule, l'événement a été raccourci, mais l’essentiel reste : moutons, chèvres, lapins, poules, cochons et oies seront au rendez-vous.
- En plus des enclos installés pour l’occasion, une animation de transformation de laine de brebis est prévue. Organisée par l’association Naturama, cette ferme itinérante est gratuite et ouverte à tous.
L’objectif
- Derrière cette opération ponctuelle, il y a l’idée de retisser un lien entre ville et nature. « Amener la ferme au pied des immeubles, c’est permettre à des enfants qui n’ont jamais vu une poule de près de comprendre ce qu’est le vivant », explique Christophe Darpheuil, fondateur de Naturama.
- Depuis plus de 20 ans, son association basée au sud de Lyon sillonne la région avec cette mini-ferme baptisée « Les Naturamis ». Elle intervient aussi dans les écoles, les EHPAD ou les centres sociaux.
- Les animaux, choisis pour leur sociabilité, deviennent des outils de médiation. « On voit des gamins timides s’ouvrir en 2 minutes avec une chèvre », constate Christophe Darpheuil.
L’info en plus
- À Lyon, Naturama mène également des actions au long cours. En 2024, des ruches ont été installées sur les friches de la Saulaie, à Oullins-Pierre-Bénite, pour détecter la pollution aux PFAS.
- Grâce aux abeilles, le laboratoire Apilab peut analyser l’air et la flore locale via une technique d’ADN. « Les abeilles sont des sentinelles environnementales redoutables, elles nous donnent une image fidèle de ce qu'elles croisent », souligne Christophe Darpheuil.
- Autre exemple : 3 crèches lyonnaises accueillent depuis le début de l’année 2 poules chacune. « A 2 ans, un enfant doit comprendre que les œufs ne viennent pas d’un emballage », insiste-t-il. Une manière ludique et durable d’initier les tout-petits au respect du vivant en zone urbaine.
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