Jeudi 23 octobre
Vers une ceinture verte renforcée à l’est de Lyon
Rédigé par Léo Mourgeon
En renforçant la protection du Grand Parc et de ses alentours, les autorités veulent définitivement empêcher une urbanisation massive (crédit : Hubert Canet).
La Métropole lance ce jeudi une enquête publique sur l’extension du périmètre de protection des espaces naturels autour du Grand Parc de Miribel-Jonage.
Les bases
- Derrière le sigle PENAP, pour « Protection des espaces naturels et agricoles périurbains », se cache un outil créé pour préserver durablement les terres agricoles et les zones naturelles menacées par l’urbanisation.
- Mis en place en 2007 dans la Métropole, il garantit qu’un terrain classé ne pourra plus être transformé en zone constructible.
- L’objectif : freiner la disparition des terres cultivées et soutenir ceux qui en vivent, tout en maintenant des espaces verts accessibles et utiles à tous. À ce jour, 6 périmètres PENAP couvrent 11 969 ha sur 47 communes.
État des lieux
- Le Grand Parc de Miribel-Jonage est au cœur du projet. Cet espace de plus de 2 000 ha, gouverné par le SYMALIM, concentre à la fois des activités de loisirs, des zones agricoles et une biodiversité remarquable.
- Mais il subit une forte pression foncière : développement urbain, routes, zones d’activités. L’extension du classement PENAP sur le parc et ses alentours (Vaulx-en-Velin, Meyzieu, Jonage, Décines et Rillieux) vise à assurer la continuité écologique avec des périmètres protégés depuis 2014.
- À terme, cette zone renforcée pourrait sécuriser plus de 1 300 ha supplémentaires, consolidant ce qui est déjà le principal poumon vert de la métropole.
En pratique
- L’enquête publique, ouverte du 23 octobre au 21 novembre, permet à chacun de donner son avis avant la décision finale du Conseil métropolitain. Le dossier est consultable dans les mairies concernées ou en ligne.
- Les habitants peuvent y formuler leurs remarques sur les cartes, les impacts ou les priorités du projet.
- Si le classement est validé, les terrains deviendront protégés à durée indéterminée : impossible d’y bâtir, mais possible d’y cultiver, d’y randonner ou d’y restaurer la nature.
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Lyon