Victorine de Lachaise (Des Espèces Parmi’Lyon) : « La biodiversité peut s’épanouir en ville »
Co-fondatrice de l’association Des Espèces Parmi’Lyon, Victorine de Lachaise vient d’être récompensée par le prix Terre de Femmes 2025 de la Fondation Yves Rocher. Elle revient sur son parcours et sur l’état de la biodiversité en ville.
Comment est née votre sensibilité à l’environnement ?
« Je me dirigeais vers des études de commerce. Je n’ai pas été prise dans l’école que je voulais et je me suis retrouvée en BTS gestion et protection de la nature à Lyon. »
« Avec Quentin Brunette, on s’est entraînés à déterminer la faune et la flore en milieu urbain. C’est de là qu’est venue l’idée de l’association. »
« Ce qui me plaisait, c’était la découverte d’un monde que je ne connaissais pas et que je n’imaginais même pas en ville. »
Comment travaillez-vous aujourd’hui ?
« L’objectif, c’est de connaître quelles espèces sont présentes, comment elles se déplacent et se reproduisent pour comprendre les menaces et les enjeux de préservation. »
« On réalise des chantiers participatifs en plein centre de Lyon : création de mares, plantation de haies, gestion différenciée. »
« Il y a aussi le projet Gabiodive, avec la création d’une berge naturelle typique des cours d’eau qu’on pourrait retrouver à Miribel, dans une zone urbanisée. On peut voir ces aménagements du côté de Guillotière, à la Mulatière et dans le 9ᵉ arrondissement. »
Quel est l’état de la biodiversité à Lyon ?
« Ce que je peux dire, c’est que Lyon est une base très intéressante pour pouvoir accueillir un maximum d’espèces. »
« On voit des espèces qui n’étaient plus là et qui reviennent, comme le castor à Guillotière. »
« La biodiversité peut vraiment s’épanouir en ville et n’importe qui peut y contribuer, rien qu’en végétalisant son balcon ou en plantant un arbre. »
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