Mercredi 7 janvier
La région Auvergne-Rhône-Alpes passe le cap symbolique du TWh de gaz vert produit ️
Rédigé par Léo Mourgeon
Industries, exploitations agricoles et stations d'épuration sont les principaux producteurs de gaz vert dans la région (crédit : Adobe Stock).
La production de biométhane accélère en Auvergne-Rhône-Alpes et commence à peser concrètement dans le mix énergétique local.
Pour bien comprendre
- Le gaz vert, aussi appelé biométhane, est produit à partir de déchets organiques : effluents agricoles, boues de stations d’épuration ou biodéchets. Après transformation, il est injecté directement dans les réseaux existants et utilisé comme du gaz classique, communément appelé gaz « de ville », pour se chauffer, cuisiner ou faire rouler des bus.
- À Lyon et dans sa métropole, plusieurs stations d’épuration, dont celle de la Feyssine, participent déjà à cette production locale. L’intérêt est double : valoriser des déchets du territoire et réduire la dépendance au gaz fossile importé, sans changer les usages du quotidien.
Ce qui compte
- Ce mercredi, GRDF nous annonce que la région Auvergne-Rhône-Alpes a dépassé 1 TWh de gaz vert local injecté dans les réseaux depuis la création de la filière il y a 10 ans.
- « Nous franchissons le seuil symbolique du milliard de kWh de gaz vert produit localement », souligne Guilhem Armanet, directeur régional de GRDF Sud-Est. Un volume qui correspond « à l’équivalent de 250 000 foyers chauffés sur l’année ».
- Ce résultat est le fruit d’une montée en puissance rapide : la filière a démarré en 2016 avec un seul site en Isère. « Une décennie plus tard, ce ne sont pas moins de 73 sites qui produisent aujourd’hui ce gaz made in Auvergne-Rhône-Alpes », rappelle Guilhem Armanet, en évoquant des unités agricoles, industrielles ou urbaines réparties entre villes et campagnes.
La suite
- La dynamique est loin d’être terminée. « L’avenir, c’est d’ores et déjà plus d’une centaine de projets inscrits au registre des capacités », précise le directeur régional. L’objectif est d’atteindre 2 TWh d’ici 2030, soit environ 20 % de la consommation régionale de gaz.
- « Avec seulement 1 % de la production de gaz vert régional, nous allons pouvoir transporter jusqu’à 1 M de personnes », assure Guilhem Armanet, en évoquant l’enjeu écologique des Jeux olympiques d’hiver 2030.
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