Jeudi 22 janvier
Les cantines scolaires lyonnaises saluées
Rédigé par Léo Mourgeon
58 % des produits servis dans les cantines scolaires sont issus de l'agriculture biologique (crédit : Adobe Stock).
Avec plus de la moitié de produits bio servis à la cantine, Lyon confirme une trajectoire engagée depuis le début du mandat, selon une enquête nationale publiée aujourd’hui.
Ce qu’il faut savoir
- Depuis 2018, la loi EGalim impose aux collectivités de servir au moins 20 % de produits issus de l’agriculture biologique dans la restauration collective. L’objectif est de réduire l’exposition des enfants aux pesticides et soutenir une filière bio fragilisée.
- Pour mesurer l’application concrète de cette obligation, l’association indépendante Agir pour l’environnement a enquêté pendant plus de 7 mois auprès des 97 villes-préfectures de France métropolitaine.
- Les communes devaient transmettre des données précises : part de bio en valeur d’achat, nombre de repas servis et coût moyen. 83 villes ont répondu, ce qui permet des comparaisons, même si l’association souligne un biais possible en faveur des collectivités les plus volontaires.
Ce qui compte
- Dans ce classement, Lyon se hisse à la 4ᵉ place nationale, avec 58 % de produits bio dans les cantines scolaires en 2024, très au-dessus du seuil légal. La Ville fait mieux que Paris (46,4 %) ou Marseille (27,9 %), et se situe juste derrière Saint-Étienne, Périgueux et Bordeaux.
- Concrètement, cela représente plus de 3,4 M de repas servis chaque année avec une majorité d’ingrédients bio. Autre enseignement : le prix moyen du repas lyonnais reste dans la moyenne nationale, confirmant que le bio n’entraîne pas mécaniquement une hausse des tarifs pour les familles.
Décryptage
- Cette performance s’explique par une stratégie amorcée en 2021, avec un nouveau cahier des charges pour la restauration scolaire. La Ville a misé sur 2 menus au choix, dont un 100 % végétarien, la montée en puissance des protéines végétales et une production centralisée à Rillieux-la-Pape.
- À l’époque, l’exécutif écologiste visait 75 % à 100 % de bio d’ici 2026. Aujourd’hui, avec 58 %, Lyon n’a pas encore atteint le haut de la promesse, mais le cap est tenu.
- Reste un enjeu clé pour les prochaines années : maintenir cette qualité sans fragiliser l’équilibre économique, dans un contexte d’inflation alimentaire et de fortes attentes des parents.
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