Vendredi 30 janvier
À Lyon, des capteurs portables prêtés aux habitants pour mesurer la pollution
Rédigé par Léo Mourgeon
Le dispositif est supervisé par Atmo, l'agence officielle de la qualité de l'air (crédit : Atmo AURA).
Avec son service « La Captothèque », Atmo Auvergne-Rhône-Alpes remet en circulation ses micro-capteurs de pollution pour permettre aux habitants de la métropole de mieux comprendre l’air qu’ils respirent au quotidien.
Le concept
- La Captothèque est un service public gratuit porté par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, l’observatoire agréé par l’État pour la surveillance de la qualité de l’air. Lancé en 2020, le dispositif permet aux citoyens de mesurer eux-mêmes les particules fines présentes dans leur environnement, à la maison, au travail ou lors de leurs déplacements.
- « L’objectif est de rendre l’observation de la qualité de l’air plus concrète et plus accessible, afin que chacun puisse se forger une compréhension éclairée des phénomènes », résume Atmo.
- À l’heure où la pollution atmosphérique est un enjeu de santé publique, l’outil vise aussi à rapprocher données scientifiques et vécu quotidien pour mieux comprendre les leviers d’action.
En pratique
- Concrètement, les habitants de la métropole peuvent emprunter gratuitement un micro-capteur mobile, le Mobi, qui mesure les particules fines PM10, PM2,5 et PM1.
- Le capteur est envoyé par la Poste, pour une durée de prêt de 15 jours à 3 semaines, selon les campagnes. Les mesures sont visibles en temps réel sur smartphone et consultables en ligne (données agglomérées).
- En parallèle, Atmo déploie aussi des capteurs fixes « Fixi » dans certains quartiers de l’agglomération, en coopération avec l’Alec Lyon, des entreprises, des associations et des écoles. Ces équipements permettent d’observer plus finement les variations liées au trafic routier ou au chauffage au bois.
- À l’issue de chaque campagne, des ateliers collectifs permettent d’échanger sur les résultats et d’en comprendre les causes.
Les enjeux
- La relance 2026 intervient dans un contexte contrasté. Si la qualité de l’air s’est améliorée sur le long terme, une majorité des Lyonnais reste exposée à des niveaux de particules fines supérieurs aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé.
- En 2020, année du lancement de la Captothèque mais aussi marquée par les confinements, les concentrations de dioxyde d’azote avaient fortement chuté avec la baisse du trafic, une amélioration jugée exceptionnelle par Atmo. Depuis, les niveaux se sont stabilisés.
- La nouvelle campagne, ouverte jusqu’au mois de mai, puis d’octobre à décembre, doit permettre de comparer les situations selon les saisons et les usages. Depuis son lancement, la Captothèque a déjà mobilisé près de 3 000 participants et plus de 10 000 citoyens à l’échelle régionale.
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