Mardi 10 février
À Lyon, le réseau de chaleur gagne les Pentes
Rédigé par Léo Mourgeon
L'accord va permettre l'installation de 16 km de canalisations dans le 1ᵉʳ et le 4ᵉ arrondissement (crédit : Adobe Stock).
La Métropole et Engie officialisent ce mardi l’extension d’un dispositif énergétique destiné à alimenter davantage de bâtiments du centre-nord lyonnais.
Ce qui se passe
- Validée par les élus fin 2025, l’extension du réseau de chaleur du Plateau Nord vers le 1ᵉʳ et le 4ᵉ arrondissement entre dans sa première phase. Ce chauffage collectif à l’échelle d’un territoire transporte de l’eau chaude dans des canalisations souterraines pour alimenter logements et équipements publics.
- Le projet représente 57,8 M€ d’investissement et prévoit la construction d’environ 16 km de conduites supplémentaires. Alimenté majoritairement par la récupération d’énergie et la biomasse, le système doit éviter l’émission d’environ 10 000 t de CO₂ par an.
- À terme, près de 4 300 équivalents-logements et plusieurs écoles, piscines ou gymnases seront raccordés via 90 nouvelles sous-stations, pour une puissance estimée à plus de 44 GWh.
Ce qui compte
- Derrière l’infrastructure, l’enjeu est à la fois économique et énergétique. Le réseau mutualise la production de chaleur, réduisant la dépendance aux chaudières individuelles au gaz et amortissant les variations de prix.
- À l’échelle métropolitaine, ce type de solution est présenté comme un levier pour diminuer les émissions liées aux bâtiments, responsables d’une large part de la consommation d’énergie.
- La part élevée d’énergies renouvelables ouvre aussi droit à une TVA réduite sur la facture, argument avancé par les collectivités pour contenir le coût du chauffage collectif.
Ce que ça va changer
- Sur le terrain, l’extension implique des travaux de voirie progressifs et de nouveaux raccordements possibles dans les quartiers des Pentes et de la Croix-Rousse, dans un tissu urbain dense et contraint.
- Pour les immeubles concernés, le basculement passe par une sous-station en pied de bâtiment, sans stockage de combustible ni chaudière locale : la chaleur est fournie en continu depuis le réseau principal.
- Au-delà de l’effet immédiat pour certains ensembles immobiliers, le projet s’inscrit dans une stratégie plus large de densification des réseaux énergétiques urbains, appelée à transformer progressivement les modes de chauffage en ville.
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Lyon