Mercredi 20 mai
Depuis Lyon, TRIBü donne une seconde vie aux déchets… et à l’emploi
Rédigé par Léo Mourgeon
100 % des employés de la PME sont en situation de handicap (crédit : TRIBü).
À Chassieu, l’entreprise adaptée TRiBü développe depuis plus de 13 ans un modèle rare : recycler les déchets des entreprises tout en employant uniquement des salariés en situation de handicap.
Le constat
- Dans les bureaux, les déchets s’accumulent souvent sans vraiment attirer l’attention : papiers, canettes, cartouches, piles, gobelets ou matériel informatique finissent encore régulièrement mal triés ou envoyés dans des filières éloignées.
- C’est de ce constat qu’est née TRiBü en 2013. Basée à Chassieu, la PME lyonnaise s’est spécialisée dans la collecte, le tri et la valorisation des déchets d’entreprise. Son but est de « rendre le recyclage plus local, plus transparent et plus utile économiquement. »
- L’entreprise accompagne aujourd’hui des structures de toutes tailles, du bureau classique aux grands groupes, en passant par des musées et des institutions publiques, avec toujours cette idée en tête : « les déchets doivent devenir une ressource plutôt qu’un simple coût à évacuer. »
Le concept
- La particularité de TRiBü ne se limite pas au recyclage. L’entreprise fonctionne avec une équipe composée exclusivement de salariés en situation de handicap, un modèle unique dans le secteur.
- Dans ses ateliers, les déchets sont triés manuellement avant d’être envoyés vers des filières de recyclage françaises. L’entreprise affirme « recycler 16 familles de déchets différentes et mise sur une traçabilité poussée, avec des pesées précises permettant aux clients de mieux suivre leur production de déchets. »
- Après plus de 13 ans d’activité, TRiBü poursuit sa croissance en affichant 3,2 M€ de chiffre d’affaires. L’entreprise a récemment investi dans de nouveaux équipements et locaux pour accompagner le développement de son activité.
La vision
- À rebours d’une partie du secteur, TRiBü revendique aussi le choix de travailler uniquement avec des recycleurs français afin de conserver la valeur des matériaux sur le territoire.
- L’entreprise veut ainsi démontrer « qu’un autre modèle est possible, plus local, plus inclusif et plus ancré dans l’économie circulaire. »
- Un pari qui séduit de plus en plus de clients confrontés aux enjeux environnementaux et aux nouvelles obligations de tri, parmi lesquels la SNCF, Deloitte, Sanofi ou Babolat.
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Lyon