Mardi 26 mai
L’air sous haute surveillance dans la métropole de Lyon
Rédigé par Léo Mourgeon
L'ALEC Lyon organise un ciné-débat, tandis qu'Atmo AURA vient de publier son rapport 2025 (crédit : Adobe Stock).
Un ciné-débat organisé ce soir à Bron veut rendre plus concret un enjeu sanitaire qui concerne toute la population régionale, alors qu’Atmo AURA vient de publier son bilan 2025.
Ce qui se passe
- L’ALEC Lyon organise un ciné-débat au cinéma Les Alizés de Bron autour de la qualité de l’air. La soirée, menée avec Atmo Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre du programme OXYGEN, s’appuie sur la projection du documentaire « Notre Air ».
- Le film suit des sportifs de haut niveau évoluant en montagne qui cherchent à mieux comprendre l’impact de leur pratique sur la pollution atmosphérique, et inversement.
- Après la projection, scientifiques, associations et acteurs locaux échangeront avec le public sur les conséquences concrètes de la pollution de l’air : santé, réglementation ou encore évolution des villes face au réchauffement climatique.
Zoom sur
- À travers OXYGEN, Atmo tente justement de sortir la qualité de l’air des seuls rapports techniques. Lancé sur plusieurs territoires couverts par un Plan de protection de l’atmosphère, le programme veut sensibiliser aussi bien les élus que les habitants.
- L’idée : rendre le sujet plus concret avec des formats accessibles. En plus du documentaire, OXYGEN propose des « Fresques de l’air », inspirées de la Fresque du climat, ou encore des prêts de microcapteurs pour mesurer les particules fines.
- En bref, le programme veut rendre visible l’invisible. Dans la métropole, les enjeux se concentrent surtout autour du trafic routier, des épisodes de chaleur et du chauffage au bois, principale source de particules fines dans la région.
Pour aller plus loin
- Cette soirée intervient alors qu’Atmo vient justement de publier son bilan 2025 sur la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes. Le rapport montre une amélioration globale depuis 20 ans, avec une baisse de 56 % du dioxyde d’azote et de 64 % des PM2,5 depuis 2007.
- Mais derrière cette tendance positive, plusieurs signaux inquiètent encore. L’ozone, favorisé par les fortes chaleurs, continue de progresser et le sud lyonnais reste identifié comme l’un des secteurs les plus sensibles de la région.
- Surtout, Atmo souligne un décalage grandissant entre les seuils réglementaires et les recommandations sanitaires de l’OMS. Aujourd’hui, 97 % des habitants de la région restent exposés à des niveaux de particules fines supérieurs à la norme.
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