Jeudi 26 juin
La bonne idée : Réutiliser l’eau de sa douche pour arroser ses plantes 🚿
Rédigé par Léo Mourgeon
Le système permet de devenir, en partie, son propre fournisseur d'eau (crédit Wadi).
Lancée il y a un an et remarquée à VivaTech début juin, la start-up Wadi propose une technologie fabriquée à Lyon pour lutter contre le gaspillage d’eau potable à domicile.
Le constat
- Chaque jour, plusieurs dizaines de litres d’eau potable partent dans les réseaux d’eaux grises via le « tout-à-l’égout ». Une « absurdité » à l’heure où la ressource se raréfie. « L’eau potable que l’on boit représente moins de 1 % de notre consommation quotidienne », rappelle Mathilde Moulin, ingénieure lyonnaise et cofondatrice de Wadi.
- Le reste, « de qualité moindre, pourrait être recyclé localement », estime-t-elle. Marquée par les sécheresses successives et forte de son expérience internationale, elle plaide pour une gestion plus sobre de l’eau à l’échelle des foyers : « une douche de 10 minutes, c’est 60 l d’eau. On peut en récupérer une grande partie ».
Comment ça marche ?
- Le dispositif Wadi se présente comme un boîtier compact, capable de filtrer jusqu’à 12 l d’eaux grises par minute. Cette eau, issue des lavabos et douches, est triée, traitée, puis redistribuée pour alimenter les toilettes, le lave-linge ou l’arrosage.
- « Nos filtres durent entre 3 et 6 mois et l’eau est stockée dans un ballon de 200 litres, pour éviter la stagnation », précise Mathilde Moulin. Coût total : environ 3 000 € (installation comprise).
- Le système s’adresse pour l’instant aux foyers d’au moins 4 personnes et permet « jusqu’à 40 % d’économie » sur la facture d’eau, soit un « retour sur investissement en 5 à 10 ans ».
- Si Wadi séduit un nombre croissant de particuliers, Mathilde Moulin voit plus grand : « il faudrait que les pouvoirs publics intègrent enfin un volet hydrique à la réflexion environnementale. On parle d’énergie, jamais de l’eau ».
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