Lundi 30 juin
Une nouvelle station hydrogène à l'aéroport de Saint-Exupéry
Rédigé par Léo Mourgeon
L’ouverture d’une nouvelle station à Saint-Ex s’accompagne de la mise en service d’une trentaine de taxis et navettes à hydrogène. (crédit : HYmpulsion)
Une nouvelle station hydrogène est inaugurée ce lundi à l’aéroport Saint-Exupéry, au cœur d’une stratégie régionale qui veut faire de l’Auvergne-Rhône-Alpes un territoire pilote en Europe.
Les bases
- Derrière le mot « hydrogène », une promesse concrète : alimenter voitures, bus ou camions sans émettre de pollution. La Région Auvergne-Rhône-Alpes a été « la 1ʳᵉ à se saisir du sujet », dès 2017.
- « Nous avons fait ce choix pour accélérer la transition énergétique et valoriser notre potentiel industriel », rappelle Fabrice Pannekoucke, président de la Région. Aujourd’hui, le territoire concentre 285 entreprises liées à la filière, 45 centres de recherche et 12 formations spécialisées.
- Il coordonne aussi le projet européen IMAGHyNE (200 M€), axé sur la production, le transport et les usages d’un hydrogène local et renouvelable. Mais les freins persistent. « Le soutien à la demande reste insuffisant, ce qui fragilise la structuration de la filière », prévient Fabrice Pannekoucke.
Zoom sur
- La station qui ouvre ce lundi à l’aéroport est la 7ᵉ du réseau HYmpulsion, piloté par un groupement public-privé réunissant la Région, ENGIE, Michelin et la Banque des Territoires.
- Elle s’inscrit dans un maillage régional qui couvre déjà Saint-Priest et Vénissieux dans la métropole. Ce nouvel équipement vise à alimenter des taxis et navettes à hydrogène de la région lyonnaise. Les 30 premiers véhicules entrent en service aujourd’hui.
- « C’est un lieu stratégique, au croisement des mobilités ferroviaires, routières et aériennes », insiste Fabrice Pannekoucke. D'ici à 2026, la région comptera 14 stations opérationnelles.
Et aussi
- Notre territoire servira également de point d’ancrage à une future « autoroute de l’hydrogène » : 850 km de canalisations qui relieront Fos-sur-Mer à l’Allemagne, via le projet européen H2med.
- Piloté par Natran (ex-GRTgaz) le premier tronçon est entré en phase d’étude autour de Lyon, avec 40 km de tuyaux enterrés entre la Vallée de la chimie et Saint-Exupéry.
- Une mise en service est espérée en 2030. Le réseau sera connecté à de grandes zones stockage pour ajuster l’approvisionnement, avec à la clé une baisse des coûts et une meilleure stabilité énergétique.
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