Mardi 27 janvier
À Lyon, le parking Saint-Antoine devient terrain d’expérimentation artistique
Rédigé par Léo Mourgeon
L'exposition étudiante est visible jusqu'au 28 mars (crédit : OnlyLyon ; ENSA).
Des structures gonflables imaginées par de futurs architectes investissent le parc LPA en bord de Saône pour interroger notre manière de traverser et d’habiter la ville.
De quoi parle-t-on ?
- Ce mardi, le parking LPA Mobilités Saint-Antoine, sur les quais de Saône, accueille l’inauguration de Modul-Air(e). Le projet transforme une partie de ce parking souterrain en espace d’exposition, grâce à des structures gonflables conçues par des étudiants en 2ᵉ année d’architecture à l’ENSA Lyon.
- Suspendues ou posées dans les volumes existants, ces formes légères et translucides jouent avec la lumière, les circulations et les vides, dans un lieu dédié à l’automobile. L’inauguration a lieu aujourd’hui à 18h30. L’exposition restera visible jusqu’au 28 mars, en accès libre.
Zoom sur
- À l’origine de Modul-Air(e), on trouve l’École nationale supérieure d’architecture de Lyon. Installée à Vaulx-en-Velin, l’école forme chaque année plusieurs centaines d’étudiants aux métiers de l’architecture, de l’urbanisme et de la conception des espaces.
- Rattachée au ministère de la Culture et intégrée au paysage universitaire lyonnais, elle est reconnue pour une pédagogie tournée vers le projet concret et l’expérimentation.
- Le cycle d’étude intensif « Air », dont est issu le projet présenté, s’inscrit dans cette logique : sur un temps court, les étudiants travaillent en conditions réelles, avec des contraintes techniques et un site existant.
Pour aller plus loin
- Reconstruit et livré en 2021, le parking Saint-Antoine, fort de plus de 1 000 places, s’inscrit dans le vaste projet des Terrasses de la Presqu’île et du réaménagement des Rives de Saône.
- Pensé comme un espace urbain multifonction, le site accueille régulièrement des expositions en lien avec les grandes institutions culturelles lyonnaises (Mac, Biennales, festivals), en dialogue avec les aménagements en surface.
- Cette démarche s’inscrit dans une politique plus large des collectivités : faire entrer l’art dans les lieux du quotidien et utiliser la mobilité comme un levier pour créer de nouveaux lieux de vie, y compris en sous-sol.
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