Lundi 16 février
Près de Lyon : Escapade antique à Sérézin-du-Rhône
Rédigé par Léo Mourgeon
L'immense mosaïque romaine a retrouvé son lieu d'origine l'été dernier (crédit : Musée de Saint-Romain-en-Gal).
Une mosaïque gallo-romaine restaurée et installée en plein air transforme un village du sud lyonnais en idée de sortie accessible à 15 minutes en TER depuis Jean-Macé.
La mosaïque
- À une vingtaine de kilomètres au sud de Lyon, Sérézin-du-Rhône abrite un vestige discret mais documenté de l’Antiquité. Découverte en février 1971 lors de travaux sur un terrain privé, cette mosaïque de plus de 40 m² ornait certainement le sol d’une salle de réception d’une villa située près de la voie romaine reliant Vienne à Lugdunum.
- Datée des IIᵉ-IIIᵉ siècles, composée de motifs géométriques noirs et blancs relevés de tesselles colorées, elle témoigne d’un domaine agricole prospère, doté de thermes et occupé durant trois siècles.
- Prélevée en plaques pour être sauvée, elle a ensuite été donnée au Département du Rhône puis transférée au musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal, où une restauration technique de grande ampleur a été menée entre 2007 et 2011.
Ce qu’il faut savoir
- Le retour de l’œuvre a pris plus de quinze ans. Conditionné à sa présentation publique, le projet a été relancé par la municipalité en 2020 avec un budget estimé autour de 330 000 €.
- Collectivités, mécènes et habitants ont contribué, permettant l’installation dans un abri vitré sur la façade d’un bâtiment municipal central. Inaugurée fin août 2025, la mosaïque est désormais visible gratuitement au cœur du bourg.
- Accessible en 15 min de TER depuis Jean-Macé, elle offre un exemple concret de valorisation patrimoniale locale, bien plus rare qu’une vitrine muséale, puisque l’objet est revenu sur son territoire d’origine.
Bonus
- L’intérêt du déplacement dépasse la seule visite. À quelques kilomètres, l’île de la Table Ronde, près de Vernaison, propose un contraste immédiat : chemins, zones naturelles, vestiges plus récents et berges calmes du Rhône propices à la marche ou au vélo.
- Associée au parc de l’Ozon ou à un passage sur la ViaRhôna, cette halte transforme une curiosité archéologique en demi-journée de sortie nature, à faible distance et sans logistique lourde — un format qui répond bien aux envies de micro-escapades accessibles en transport en commun ou à vélo.
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Lyon