Mercredi 25 février
De Lyon jusqu’à Mars, il n’y a qu’un pas
Rédigé par Adrien Giraud
La conférence mettra en lumière le rôle d'une scientifique lyonnaise dans la recherche de traces de vie sur Mars (crédit : Pexels).
La Bibliothèque municipale propose un cycle de conférences consacré à l’exploration spatiale. Ce mercredi, direction la planète rouge pour partir à la recherche des traces d’eau et, peut-être, de vie, aux côtés de scientifiques lyonnais.
Les bases
- Mars fait rêver l’Homme depuis toujours. Ses similitudes avec la Terre — saisons marquées, calottes polaires, indices d’eau ancienne — nourrissent l’imaginaire collectif autant que les recherches scientifiques. Chercheurs et passionnés partagent l’espoir de découvrir des traces de vie passée.
- Après une 1ʳᵉ conférence consacrée à l’influence de la science-fiction, la BmL accueille cette fois Inès Torrès, doctorante au Laboratoire de géologie de Lyon (LGL-TPE), rattaché à l’Université Lyon 1 et au CNRS. Elle retracera l’histoire de l’exploration martienne et les grandes avancées scientifiques réalisées depuis les années 1960.
- « Mars est un sujet fascinant. On ressent un véritable engouement du grand public, notamment chez les jeunes. Cela peut susciter des vocations scientifiques », explique Inès Torrès.
Le sujet
- De 18h30 à 20h30 à la bibliothèque de la Part-Dieu, la chercheuse reviendra sur les rebondissements de l’exploration martienne, des 1ʳᵉˢ missions spatiales aux robots actuels, en passant par les découvertes majeures.
- « Beaucoup de fausses informations circulent sur Mars. Il est important de faire un point sur l’état actuel des connaissances. Aujourd’hui, la grande question est de savoir si Mars a abrité un océan », précise-t-elle.
- La conférence de vulgarisation scientifique est gratuite et accessible à tous, sans réservation, dans la limite des places disponibles. Plus d’informations ici.
Ce qui compte
- Inès Torrès participe aux travaux scientifiques liés à la mission ExoMars Rosalind Franklin de l’Agence spatiale européenne, dont le lancement est prévu en 2028. Les équipes lyonnaises du LGL contribuent à l’analyse des argiles martiennes et des environnements sédimentaires anciens, des éléments clés pour identifier d’éventuelles biosignatures.
- L’objectif de la mission : forer jusqu’à 2 m de profondeur dans des terrains très anciens afin de déterminer si la planète a connu un vaste océan et si des conditions favorables à l’apparition de la vie ont existé — un champ de recherche auquel les scientifiques lyonnais prennent part.
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