Vendredi 27 février
Une ville imaginaire s’installe à Villeurbanne
Rédigé par Léo Mourgeon
L'univers tout en fils de Delphine Dénéréaz décore la MLIS durant plus d'un mois (crédit : Delphine Dénéréaz).
L’exposition « Bienvenue à Delfunland » pose ses valises jusqu’en avril dans l’artothèque de la Maison du livre, de l’image et du son.
Le concept
- On pourrait résumer l’installation de Delphine Dénéréaz ainsi : une utopie rose bonbon qui a mal tourné. L’artiste imagine une cité dédiée à l’amour et aux dauphins, autrefois prospère, aujourd’hui abandonnée.
- Cadillac, fontaine, façades d’hôtel, boutique de souvenirs… Les codes d’un parc d’attractions sentimental sont toujours là, mais recouverts d’une végétation devenue incontrôlable. La fleur emblématique, le delphinium, fascine autant qu’elle inquiète : elle est aussi belle que toxique.
- Derrière cette fiction, l’installation questionne nos rêves collectifs et ces villes vitrines pensées pour séduire, parfois fragiles sous la surface.
La toile de fond
- Formée au design textile à La Cambre, en Belgique, l’artiste travaille à partir d’une technique ancienne : la lirette, qui consiste à tresser des bandelettes de tissus récupérés.
- Ce geste issu du réemploi domestique devient ici monumental. Les surfaces se couvrent de motifs colorés jusqu’à saturation. L’artiste assume cet excès.
- Ce trop-plein fait écho à un quotidien saturé d’images et de signes. L’ornement ne décore plus : il envahit.
En pratique
- Dans les salles de l’artothèque, le public traverse ces vestiges comme un décor que la végétation aurait avalé. L’expérience parle autant aux amateurs d’art contemporain qu’aux familles : les enfants peuvent s’y projeter comme dans un récit grandeur nature.
- En lien avec la Fête du livre jeunesse, l’accès est libre jusqu’au 26 avril. Des ateliers et des visites en famille, menées par l’artiste, rythment l’exposition, accessible dès 5 ans. Tous les détails sont ici.
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