Lundi 23 mars
Vivafest à Lyon : Un festival étudiant pour raconter le monde hispanophone
Rédigé par Léo Mourgeon
Le festival est largement consacré aux 50 ans de la fin de la dictature argentine (crédit : Adobe Stock).
La faculté des langues de Lyon 3 met en lumière les cultures hispanophones avec des semaines de créations et de débats à partir d’aujourd’hui.
La toile de fond
- L’Université Jean-Moulin lance la 2ᵉ édition de son rendez-vous culturel hispanophone, rebaptisé ¡VivaFest!. Pensé comme un outil pédagogique, l’événement mobilise des étudiants de plusieurs licences autour de la conception et de la médiation de projets.
- L’objectif est double : former à l’organisation d’événements tout en ouvrant le campus à des enjeux culturels et politiques contemporains. Cette année, la programmation s’inscrit dans un contexte particulier, celui des 50 ans du coup d’État militaire en Argentine en 1976.
- Un fil rouge qui donne une tonalité plus engagée à l’ensemble, avec une réflexion sur la mémoire, la censure et la transmission. Pendant 2 semaines, le campus de la Manufacture des Tabacs devient ainsi un lieu de production, mais également de discussion.
Zoom sur
- L’ouverture se fait avec l’exposition « L’absence » du photographe et réalisateur Rafael Roa, visible jusqu’au 3 avril dans la salle des expositions du campus. À travers ses images, l’artiste explore les traces laissées par la dictature argentine, entre silences familiaux et traumatismes collectifs.
- Le propos dépasse le seul cadre historique : il interroge la manière dont une société construit — ou évite — son récit. Les œuvres abordent aussi la responsabilité des artistes face au réel, dans un pays où les disparitions forcées restent un sujet sensible.
- Proposée avec des visites guidées assurées par des étudiants, l’exposition devient un outil de médiation à part entière, accessible au-delà du cercle universitaire.
Et après ?
- À partir du 30 mars, le festival prend une autre dimension avec une semaine dense mêlant formats artistiques et académiques. Conférences, projections, concerts ou ateliers viennent prolonger les thématiques de mémoire et d’engagement, tout en valorisant les productions étudiantes.
- Certaines propositions sortent même du campus, comme une visite en espagnol du Théâtre des Célestins. L’ensemble dessine un festival hybride, entre formation et diffusion culturelle, qui cherche à faire le lien entre savoirs universitaires et grand public. Le programme complet est disponible ici.
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