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Vendredi 11 juillet

À Lyon, la réforme du scrutin municipal redistribue les cartes

Rédigé par Léo Mourgeon
En 2026, les Lyonnais devront voter 3 fois le même jour (crédit : Adobe Stock).

Adoptée hier par 112 voix contre 28, grâce à l’appui du RN, de LFI et de la majorité présidentielle, la réforme de la loi PLM va profondément modifier les élections municipales à Lyon dès 2026.

Le contexte

  • Instituée en 1982, la loi PLM fixait un mode de scrutin particulier pour Paris, Lyon et Marseille. Les électeurs votaient pour une liste d’arrondissement, dont une partie seulement des élus rejoignait ensuite le conseil municipal, chargé d’élire le maire central.
  • Pensé pour tenir compte des spécificités de ces grandes villes, le système a été progressivement contesté. Le poids électoral variait fortement selon les arrondissements, et il était possible d’accéder à la mairie centrale sans majorité absolue à l’échelle de la ville — comme ce fut le cas pour Gérard Collomb en 2001.

Ce que ça va changer

  • Dès 2026, les électeurs recevront 3 bulletins : un pour les conseillers d’arrondissement, un pour les conseillers municipaux (à l’échelle de la ville) et un pour les conseillers métropolitains.
  • Chaque scrutin se déroulera à la proportionnelle à 2 tours. La prime majoritaire accordée à la liste arrivée en tête passe de 50 à 25 %, ce qui rend la répartition des sièges plus représentative, selon les partisans de la réforme.
  • Conséquence directe : cette nouvelle configuration pourrait faciliter l’entrée de petites formations, notamment d’extrême droite, au conseil municipal. Elle permet également à des listes de viser directement la mairie centrale, sans passer par les arrondissements.

Ils le disent

  • « À moins d’un an des élections, le gouvernement choisit de forcer une réforme brouillonne et clivante. Elle remet en question l’existence même des mairies d’arrondissement, sans clarifier leurs compétences », critique Grégory Doucet (EELV), maire de Lyon et candidat déclaré.
  • Pour Pierre Oliver (opposant LR), « ce qui est important, c’est qu’on puisse redonner la parole aux Lyonnais directement. C’est une bonne chose que le débat ait eu lieu ».
  • Georges Képénékian, ancien maire (div. centre) et candidat déclaré, se dit lui « d’accord sur le fond », mais fustige « une réforme menée dans la précipitation », et s’inquiète des difficultés techniques à organiser 3 scrutins en même temps.
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