Mardi 21 octobre
Le saviez-vous ? Lyon fut la première ville française à faire la paix avec l’Angleterre en 1525
Rédigé par Léo Mourgeon
Cette décision fait suite à la défaite de François 1ᵉʳ à Pavie lors de la sixième guerre d'Italie (crédit : DR).
Le 21 octobre 1525, il y a tout juste 500 ans, les notables lyonnais ratifiaient un traité de paix entre la France et l’Angleterre. Lyon devenait ainsi la première ville du royaume à valider officiellement la fin de la guerre.
Le contexte
- À cette époque, la France sort meurtrie de la bataille de Pavie : François 1ᵉʳ est fait prisonnier par Charles Quint, l’empereur du Saint-Empire, et le royaume est au bord de la crise.
- Henri VIII d’Angleterre, jusqu’alors allié de l’empereur, change soudain de cap. Son ministre, le cardinal Wolsey, entame des discussions avec Louise de Savoie, régente du royaume et installée à Lyon.
- Le 30 août 1525, les 2 puissances signent le traité de More : la France s’engage à verser une pension annuelle à l’Angleterre en échange de la paix et du renvoi du duc d’Albany, trop proche des Écossais.
Zoom sur
- Pourquoi Lyon ? Parce qu’à la Renaissance, la ville est déjà le grand carrefour commercial de l’Europe. Ses foires attirent marchands, banquiers et artisans venus d’Italie, d’Allemagne ou d’Angleterre.
- Les élites lyonnaises dépendent directement des échanges avec les négociants britanniques : la laine anglaise alimente les ateliers textiles, et les lettres de change circulent dans les banques du Rhône.
- En ratifiant la paix avant toutes les autres, Lyon fait preuve d’un pragmatisme pur : préserver le commerce avant tout. L’acte est signé par l’assemblée des notables et des maîtres des métiers, garants de la prospérité locale.
Et après ?
- Cette initiative renforce le rôle diplomatique et financier de la ville, déjà considérée comme l’un des poumons économique du royaume.
- Ouverte sur l’Europe, Lyon devient au fil du siècle l’un des grands foyers de la Renaissance française : une cité marchande, lettrée et curieuse du monde.
- Cinq siècles plus tard, son esprit d’ouverture et d’équilibre n’a pas pris une ride.
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Lyon