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Mardi 25 novembre

Quel est l’arbre le plus ancien de Lyon ?

Rédigé par Léo Mourgeon
Le platane de la place Rivoire est l’arbre de rue le plus ancien dont la plantation est connue (crédit : Wikimedia).

La ville compte des milliers d’arbres, mais seuls quelques-uns affichent un âge qui dépasse largement la mémoire des habitants.

Ce que disent les données

  • Depuis 20 ans, la base publique data.grandlyon compile des informations issues des archives, des études scientifiques et des services techniques. Parmi elles, un inventaire de près de 100 000 arbres d’alignement plantés le long des rues, des ronds-points ou des terre-pleins.
  • Cet outil sert d’abord aux collectivités : anticiper les renouvellements, suivre l’état sanitaire, planifier les interventions. Mais il permet aussi d’identifier les arbres dont la plantation est connue avec précision.
  • Le plus ancien enregistré à Lyon est un platane de 1894, place Antoine-Rivoire (2ᵉ), sur l’ancien cimetière de la paroisse Saint-Nizier. C’est la date la plus reculée pour un arbre de rue dont la plantation est documentée.
  • Mais ce n’est qu’une partie de l’histoire : près de 45 % des arbres n’ont aucune date indiquée, ce qui empêche d’établir un classement certain.

Les véritables doyens

  • Pour trouver plus ancien, il faut regarder au-delà du périmètre lyonnais. Dans la métropole, plusieurs arbres d’alignement répertoriés ont été plantés en 1616 ou 1624, notamment à Givors, Saint-Genis-Laval, Francheville ou Dardilly.
  • À Lyon, les doyens ne sont pas toujours en bord de route, donc absents de la base d’alignement. Dans les parcs, certains arbres datent de 1856, année d’ouverture de la Tête d’Or. Dans ce même parc, un pin de Bunge, est encore plus ancien mais il a été importé de Chine après sa découverte en 1831.
  • Plusieurs sujets dépassent aussi les 200 ans, comme un marronnier du parc de la Garde (5ᵉ) ou un cèdre du parc de la Chapelle (9ᵉ), tous 2 récemment labellisés « arbre remarquable ».
  • Impossible donc de désigner un vainqueur incontestable. Mais une certitude se dessine : une partie du patrimoine végétal lyonnais était là bien avant nos lignes de métro… et sera encore là après plusieurs générations.
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