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Vendredi 5 décembre

Quand Lyon entrait au patrimoine mondial de l’UNESCO

Rédigé par Léo Mourgeon
427 ha assortis d'une zone tampon de 323 ha protège Fourvière, le Vieux-Lyon, la Presqu'île et les Pentes (crédit : Adobe Stock).

Le 5 décembre 1998, le site historique lyonnais devenait protégé par les grandes instances. 27 ans plus tard, un nouveau cycle de protection et de gestion s’ouvre. Il redéfinit ses priorités pour les années à venir.

Le contexte

  • Avant sa sauvegarde, le Vieux-Lyon frôlait la disparition. Dans les années 1960, un projet autoroutier menaçait une partie du quartier Saint-Jean. Des habitants mobilisés, emmenés par l’association Renaissance du Vieux-Lyon, ont obtenu en 1964 la création du 1ᵉʳ secteur sauvegardé de France.
  • C’est de ce socle dont se sont servi les autorités locales et les militants pour obtenir, 34 ans plus tard, le classement de 427 ha couvrant Fourvière, les pentes de la Croix-Rousse et la Presqu’île.
  • L’UNESCO retient comme argument principal une caractéristique rare : 2 000 ans d’évolution urbaine lisibles d’un seul regard, sans rupture majeure.

Ce que ça a changé

  • Le label impose la protection d’un patrimoine vivant, habité et complexe. Il encadre les transformations du bâti, préserve les paysages urbains et renforce l’étude des sites archéologiques. Près de 162 édifices en bénéficient.
  • Le classement a aussi structuré les politiques publiques : plans de sauvegarde, chartes de ravalement, régulation des commerces et prise en compte des usages face au tourisme massif.
  • À l’échelle de la ville, 10 % du territoire sont désormais soumis à des règles plus exigeantes.

Et maintenant ?

  • Le nouveau plan de gestion 2024-2030, validé par l’État et transmis à l’UNESCO, intègre pour la première fois l’adaptation au changement climatique. Il renforce les exigences sur l’énergie des bâtiments, la protection des sols, la végétalisation et l’équilibre entre vie locale et attractivité.
  • Une orientation d’aménagement couvre l’ensemble du site et de sa zone tampon, soit 750 ha, afin de garantir la cohérence des projets futurs, indépendamment des politiques à venir. L’enjeu est de maintenir la valeur universelle exceptionnelle tout en assurant l’habitabilité du cœur historique pour les prochaines décennies.
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