Lundi 5 janvier
Blocage agricole : les routes de Lyon sous tension ce 5 janvier
Rédigé par Léo Mourgeon
Des convois de tracteurs devraient s'élancer dès l'aube au sud de Lyon pour tenter de bloquer la ville (crédit : Adobe Stock).
Une nouvelle mobilisation agricole devrait perturber le sud de l’agglomération lyonnaise, dans un contexte de colère persistante du monde paysan.
La toile de fond
- Depuis plusieurs semaines, la colère agricole s’exprime avec force en Auvergne-Rhône-Alpes. En cause, un cocktail de décisions jugées intenables par une partie des éleveurs : la gestion sanitaire de la dermatose nodulaire bovine, qui ont conduit à l’abattage total de cheptels dès l’apparition d’un cas, et la perspective d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur.
- Pour les agriculteurs mobilisés, ces choix fragilisent durablement les exploitations françaises, déjà confrontées à la hausse des coûts de production et à une concurrence étrangère aux normes moins strictes.
- À Lyon, cette colère s’est déjà matérialisée le 18 décembre dernier. Environ 400 agriculteurs avaient alors défilé depuis la place Jean-Macé jusqu’à la préfecture du Rhône, bloquant notamment le pont Wilson et les quais du Rhône. Cette mobilisation, portée surtout par la Confédération paysanne, se voulait avant tout symbolique et politique, avec des tracteurs en centre-ville et une délégation reçue par l’État.
- L’action de ce lundi marque un changement d’échelle. Cette fois, la Coordination rurale privilégie un blocage routier ciblé, pensé pour peser directement sur les flux de circulation et l’économie locale, en particulier aux portes sud de la métropole.
À quoi s’attendre ?
- Dès l’aube, plusieurs convois de tracteurs doivent converger vers la M7/A7, à hauteur de Pierre-Bénite. Des départs sont annoncés notamment depuis Mornant, Brignais et Solaize, avec une quarantaine à une cinquantaine d’engins attendus.
- Le point de blocage principal est prévu au niveau du secteur industriel d’Arkema, dans les deux sens de circulation. Des opérations escargot sont également annoncées sur les axes d’accès, notamment via l’A450.
- Les conséquences devraient se faire sentir bien au-delà de Pierre-Bénite. Les automobilistes venant du sud, de l’ouest lyonnais ou du Nord-Isère sont directement concernés, avec des reports de trafic possibles sur le périphérique et les voiries locales.
- La mobilisation pourrait durer plusieurs jours, selon l’évolution des discussions nationales entre syndicats agricoles et gouvernement.
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