Lundi 5 janvier
Villeurbanne vote son budget 2026
Rédigé par Léo Mourgeon
La majorité soumet ce lundi au vote son budget primitif 2026 (crédit : Adobe Stock).
Reporté en fin d’année, le conseil municipal de Villeurbanne se tient ce lundi avec un budget 2026 scruté de près, à quelques mois des élections.
Le contexte
- Initialement prévu mi-décembre, le conseil municipal de Villeurbanne a été repoussé au 5 janvier en raison d’une transmission tardive de documents réglementaires aux élus. Un report inhabituel pour un vote budgétaire, d’autant plus sensible qu’il s’agit du dernier budget de la mandature, avant les municipales de mars 2026.
- La majorité menée par le maire PS Cédric Van Styvendael assure qu’il s’agit d’un contretemps technique, quand l’opposition dénonce un manque de rigueur à l’approche de la campagne.
- La séance débute à 17h à l’hôtel de ville et peut être suivie en direct en ligne, tout comme l’ordre du jour.
En détail
- Le budget primitif 2026 s’élève à 261 M€, en hausse de 1,6 M€ par rapport à 2025. Il se décompose en 170 M€ de fonctionnement et 91 M€ d’investissement. L’exécutif met en avant une trajectoire jugée maîtrisée, avec une capacité de désendettement annoncée à 2,6 années, bien en deçà des seuils d’alerte.
- L’éducation reste le premier poste de dépenses, avec 31,5 % du budget, tandis que les investissements se poursuivent autour des équipements structurants : prolongement du tram T6, premier tronçon du BHNS, ouverture du complexe sportif Alice-Milliat ou encore nouveaux espaces verts.
- La majorité défend une stratégie de « rattrapage » face à la croissance démographique rapide de la commune, devenue 16ᵉ ville de France juste derrière Le Havre et Saint-Étienne.
Ça compte aussi
- Parmi les autres délibérations marquantes figure le projet Workshop, un hôtel d’activités d’environ 14 000 m² prévu sur la friche Sider, entre le Pôle Pixel et le Médipôle. Porté par la Société villeurbannaise d’urbanisme et Linkcity, le bâtiment doit accueillir artisans, petites industries et espaces de coworking.
- Estimé à 15 M€, le projet vise une ouverture en 2027 et s’inscrit dans la reconversion d’un secteur à l’abandon. Pour la Ville, l’enjeu est double : soutenir l’activité économique locale et recréer de l’emploi dans l’est lyonnais, tout en redonnant vie à une friche emblématique.
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