Mercredi 7 janvier
Lyon : La Villa Florentine entre en rénovation et organise une vente aux enchères d'exception
Rédigé par Léo Mourgeon
L'intérieur de l'établissement va bénéficier d'un rafraichissement, l'extérieur restera inchangé (crédit : Alexandre Moulard).
Sur les hauteurs de Fourvière, l'emblématique hôtel lyonnais change de propriétaire et ferme quelques mois pour se réinventer, en laissant au passage une part de son décor entrer dans les foyers.
On rembobine
- Ancien couvent du XVIIᵉ siècle devenu hôtel de luxe, la Villa Florentine fait partie du paysage lyonnais depuis plus de 30 ans. Avec ses 34 chambres et suites, sa vue sur la Saône et son restaurant étoilé, Les Terrasses de Lyon, l’établissement incarne l’hôtellerie haut de gamme à Lyon.
- En octobre dernier, un tournant s’opère : le groupe Arteloge, piloté par la famille Giorgi depuis 1993, cède l’hôtel au groupe lyonnais Beauvallon Collection. Fondé en 2019, ce nouvel acteur revendique un « positionnement plus intimiste et patrimonial ».
- La fermeture temporaire, effective cette semaine, marque le point de départ d’un chantier de rénovation annoncé avant une réouverture au printemps.
Le projet
- Beauvallon Collection promet une transformation en profondeur, sans renier l’histoire du lieu, classé Monument historique. Chambres et suites vont être repensées, tout comme le restaurant gastronomique, complété par un comptoir bistronomique, un bar de type speakeasy et un salon de thé.
- Le projet inclut aussi un nouveau spa avec hammam, sauna et salle de sport, ainsi qu’une refonte de la terrasse et de la piscine.
- « Préserver l’âme des lieux tout en les faisant entrer dans leur époque », résume Amaury Rostagnat, cofondateur de Beauvallon, qui évoque une maison « fidèle à ceux qui l’ont façonnée et tournée vers ceux qui la vivront ».
En attendant
- Avant les engins de chantier, place aux enchères. Plus de 600 objets, meubles et œuvres d’art quittent l’hôtel lors d’une vente exceptionnelle ce mercredi.
- À 13h, 55 lots majeurs sont proposés sur place : tableaux de Martin Lindenau représentant Lyon, sculptures en bronze du XIXᵉ siècle, dont Le Chanteur florentin de Paul Dubois, estimé entre 2 000 et 4 000 €.
- À partir de 15h, 558 lots supplémentaires passent en ligne sur les sites de Drouot et Interenchères, avec des mises à prix dès 3 €. Mobilier, luminaires, lits ou fauteuils : une manière pour les Lyonnais de repartir avec un fragment d’un lieu emblématique.
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