Vendredi 9 janvier
Lyon : Le Groupama Stadium a 10 ans
Rédigé par Léo Mourgeon
Élevé au milieu de terres agricoles, le stade a entrainé la construction d'une micro-cité autour de lui (crédit : VINCI).
Une décennie après son inauguration à Décines-Charpieu, le stade de l’OL s’est imposé comme un équipement structurant pour l’Est lyonnais, au terme d’un projet long, contesté et coûteux.
On rembobine
- Avant le stade, le site du Montout, à Décines, était une vaste zone agricole et logistique, coincée entre la rocade Est et des terrains en friche. Loin du centre de Lyon, mais stratégique par sa surface disponible et sa proximité des grands axes, le secteur est choisi à la fin des années 2000 après l’abandon de plusieurs pistes, dont Gerland et Vénissieux.
- L’ambition de l’OL, au-delà de devenir l’un des rares clubs européens à posséder sa propre arène, dépasse le cadre du football : créer un pôle mêlant sports, loisirs, bureaux et transports renforcés.
- Ce choix de l’Est, soutenu politiquement par Gérard Collomb, marque un tournant dans l’aménagement métropolitain, en misant sur un territoire jusque-là moins doté en grands équipements.
Le détail
- Le chantier démarre en 2012 et dure un peu plus de 3 ans. Il mobilise jusqu’à 1 000 personnes et engloutit environ 450 M€ pour l’OL de Jean-Michel Aulas, auxquels s’ajoutent près de 180 M€ d’argent public pour les accès et les transports.
- Le projet affronte des dizaines de recours juridiques, ainsi que des critiques nationales et locales sur l’artificialisation des terres, le coût pour les collectivités et l’éloignement du stade du cœur de Lyon.
- À l’ouverture, le 9 janvier 2016 face à Troyes (victoire 4-1), beaucoup doutent encore : accès jugés compliqués, ambiance à recréer, crainte d’un stade trop grand et perte du caractère urbain. Dix ans plus tard, ces débats restent ancrés dans l’histoire du lieu.
Ce qui compte
- Aujourd’hui, le Groupama Stadium a accueilli plus de 350 événements et près de 13 M de spectateurs. Il a contribué à la création de milliers d’emplois directs et indirects et à l’émergence d’OL Vallée, avec hôtels, restaurants, pôle de loisirs et désormais la LDLC Arena.
- Pour le territoire, l’impact est réel mais a un coût durable, notamment pour les infrastructures financées par la collectivité. Côté club, le stade est encore en phase de remboursement (fin estimée des créances : 2044), mais il génère bien plus de revenus que Gerland.
- Pour marquer cet anniversaire, une célébration est prévue lors du match OL-Brest, le 18 janvier, symbole d’un équipement devenu central dans le paysage lyonnais.
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