Pour l’UNIS, « il faut rendre l’encadrement des loyers plus lisible à Lyon »
Jérémie Dumont est membre du conseil de l’UNIS Lyon-Rhône, le syndicat des professionnels de l’immobilier. Ce responsable immobilier dresse un état des lieux du marché locatif dans la capitale des Gaules, à quelques mois des élections locales.
Quel constat faites-vous de la situation dans la région lyonnaise ?
« Lyon a toujours été historiquement tendue sur le marché locatif, mais la situation s’est clairement amplifiée depuis 4 à 5 ans. »
« Chaque année, on observe un nombre toujours plus important de dossiers. Il y a quelques années, on comptait environ 50 dossiers pour un appartement ; aujourd’hui, on est plutôt entre 70 et 80 dossiers. »
« Les locataires restent aussi plus longtemps dans leur logement, ce qui crée un véritable goulot d’étranglement sur le marché locatif. »
Pourquoi avoir contesté l’encadrement des loyers actuel à Lyon ?
« Nous avons attaqué l’arrêté de novembre 2023. Cette procédure n’annule pas l’encadrement des loyers, qui continue de s’appliquer aux propriétaires-bailleurs. »
« Selon nous, ce dispositif manque de lisibilité. Cinq zones ont été créées à Lyon en fonction de la tension locative, mais elles ne reflètent pas la réalité des prix du marché. »
« À nos yeux, cette cartographie est incohérente, au point que nous l’avons comparée à un coloriage d’enfant de 5 ans. »
Quelles solutions proposez-vous pour mieux encadrer le marché ?
« Nous ne sommes pas fondamentalement opposés à l’encadrement des loyers. »
« En revanche, pour le rendre plus pertinent, il faudrait par exemple supprimer le critère de la date de construction du logement et le remplacer par le critère du diagnostic de performance énergétique (DPE). »
« C’est une mesure de bon sens, qui serait plus lisible et plus acceptable pour les propriétaires-bailleurs. »
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