Mardi 20 janvier
Le saviez-vous ? Lyon était une capitale du cirque… et va le redevenir
Rédigé par Léo Mourgeon
Des jeux antiques à la future cité internationale, en passant par la famille Rancy, Lyon s'est toujours illustrée en matière de divertissement populaire (crédit : E. Pernet / Archives départementales-7Fi2).
La métropole entretient depuis 2 000 ans une relation continue avec les spectacles populaires, des courses de chars antiques aux acrobates contemporains.
L’origine
- À l’époque où notre ville s’appelait Lugdunum, le mot cirque ne désignait pas un chapiteau mais un immense stade consacré aux courses de quadriges et aux rendez-vous populaires de l’amusement.
- La ville fait alors partie des rares cités européennes dotées des 4 grands équipements de loisirs : amphithéâtre, théâtre, odéon et cirque. Ce dernier, enfoui aujourd’hui sous le cimetière de Loyasse, accueillait des foules comparables à celles d’un match moderne.
- La mosaïque retrouvée à Ainay en 1806 montre l’organisation très réglée du site : factions de couleurs, 7 tours de piste, départ donné au lancer d’un linge blanc. Le cirque est déjà un rendez-vous collectif où se mêlent divertissement, politique et vie de quartier.
L’évolution
- Au XIXᵉ siècle, Lyon devient une étape incontournable du cirque moderne. Des bâtiments en bois s’installent avenue de Saxe, rue Moncey ou cours du Midi à Perrache avant de laisser place aux chapiteaux itinérants.
- La famille Rancy, qui donnera son nom à la rue du 3ᵉ arrondissement ainsi qu’à la plus grande MJC de Lyon, marque durablement la mémoire locale et plusieurs salles de spectacle naissent dans d’anciens cirques.
- Au 20ᵉ siècle, la discipline change de visage : moins de ménagerie, plus d’acrobatie et de théâtre. Aujourd’hui, l’École de cirque de Lyon et la compagnie MPTA structurent un réseau d’ateliers, de formations et le festival biennal utoPistes, très suivi par les habitants.
L’avenir
- La Métropole prépare pour 2028 une Cité internationale des arts du cirque à Vénissieux, projet évalué à 15 M€ dont 7 M€ financés par l’État. Le lieu rassemblera pratique amateur, formation professionnelle et créations ouvertes au public.
- L’ambition est de faire du sud de l’agglomération un pôle de référence en France, capable d’accueillir des artistes du monde entier.
- Deux millénaires après les gradins de Lugdunum et 200 ans après le succès des Rancy, Lyon s’apprête ainsi à redonner au cirque une place centrale dans la vie quotidienne.
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