Jeudi 29 janvier
Près de Lyon : Vers une seconde vie pour l’ancienne chaufferie de La Doua
Rédigé par Léo Mourgeon
Le bâtiment des années 50 était abandonné depuis 2002 (crédit : Inventaire général du Patrimoine culturel).
Ce jeudi soir à Villeurbanne, étudiants et enseignants universitaires lèvent le voile sur plusieurs futurs possibles pour l’ancienne chaufferie de La Doua, un bâtiment emblématique du campus scientifique.
On rembobine
- Construite à la fin des années 1950, la chaufferie de La Doua a été mise en service autour en 1959, fonctionnant alors au charbon. Elle alimentait à la fois les bâtiments universitaires et une partie du premier réseau de chauffage urbain.
- Comme la majorité du campus, la chaufferie a été imaginée par Jacques Perrin-Fayolle, figure du mouvement moderne, à qui l’on doit notamment l’aéroport de Bron, le front de mer de Monte-Carlo (Monaco), la bibliothèque de la Part-Dieu, l’hôpital Louis-Pradel (Bron) ou encore le Sofitel Bellecour.
- Pendant plusieurs décennies, la centrale thermique accompagne l’essor du campus scientifique. Mais, au début des années 2000, le modèle évolue : une chaufferie au gaz est construite à proximité et l’ancienne installation est progressivement mise à l’arrêt.
- En 2002, l’usine historique cesse son activité. Dès lors, la question de la sécurité et du devenir de cet ensemble industriel se pose régulièrement, notamment après un accident mortel en 2017.
Ce que l’on sait
- Selon nos informations, le dossier a été activement relancé l’an dernier. Plusieurs marchés publics ont été engagés par la Communauté universitaire de Lyon (ComUE) pour préparer l’avenir du site.
- Objectifs premiers : sécuriser les lieux et en mesurer le potentiel. Des travaux de consolidations temporaires, d’investigations techniques, mais aussi des études liées au désamiantage, à la dépollution des sols et à la réparation des structures béton ont été engagés à l’automne 2025.
- Un diagnostic écologique est également en cours afin d’intégrer la biodiversité et les contraintes environnementales au projet. Ces étapes conditionnent toute réutilisation future. Elles traduisent un fait : la chaufferie n’est plus considérée comme une friche condamnée, mais comme un patrimoine à transformer.
La suite
- C’est dans ce contexte que se tient ce jeudi, au Rize de Villeurbanne, une restitution publique. Des étudiants et professeurs de l’ENSA et de l’INSA Lyon y présentent leurs travaux d’un an, issus de différents scénarios de réhabilitation.
- Les projets explorent la transformation de la chaufferie en lieu d’expérimentation scientifique et pluridisciplinaire, ouvert sur la ville, mêlant enseignement, recherche et usages partagés. Maquettes et dessins servent ici à tester des hypothèses, en amont de toute décision politique ou technique.
- Aucune affectation définitive n’est encore arrêtée, mais les pistes convergent vers un équipement hybride, inscrit dans la mutation du campus LyonTech-La Doua. La restitution est en accès libre, sans réservation, de 18h à 20h, dans la limite des places disponibles.
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