Mercredi 11 février
Élections 2026 : comment fonctionne la Métropole de Lyon ?
Rédigé par Léo Mourgeon
1,4 M d’habitants sont appelés aux urnes en mars, en même temps que les municipales, pour élire leurs conseillers métropolitains (crédit : Adobe Stock).
À l’approche des élections de 2026, une question revient régulièrement : quel est exactement le rôle de la Métropole ? Créée il y a un peu plus de 10 ans, cette institution centrale dans la gestion du territoire reste encore mal identifiée par une partie des habitants, alors même qu’ils éliront leur conseil métropolitain au suffrage universel direct pour la 2ᵉ fois, les 15 et 22 mars.
Son histoire
- La Métropole de Lyon naît le 1ᵉʳ janvier 2015, rendue possible par la loi MAPTAM votée en 2014 sous l’impulsion de Gérard Collomb, alors maire de Lyon, et de Michel Mercier, président du Conseil général du Rhône.
- Elle remplace la Communauté urbaine de Lyon (COURLY – Grand Lyon) et reprend les compétences du Département sur un territoire regroupant 59 communes à l’origine, 58 aujourd’hui après la fusion d’Oullins et de Pierre-Bénite.
- L’objectif est de simplifier l’organisation administrative en regroupant des compétences auparavant dispersées entre plusieurs niveaux de collectivités et de faciliter le pilotage de projets à l’échelle métropolitaine.
En pratique
- La Métropole intervient dans de nombreux aspects du quotidien des 1,4 M d’habitants, notamment la voirie et l’aménagement urbain, les transports et mobilités, le développement économique, la gestion des déchets, l’action sociale ainsi que les collèges.
- Les communes conservent toutefois leurs compétences de proximité, en particulier les écoles primaires, les équipements culturels municipaux et les services administratifs comme l’état civil.
- Cette répartition inhabituelle des compétences explique que les habitants identifient souvent davantage le maire que l’échelon métropolitain, un fait qui pèse fortement dans la campagne.
Les enjeux
- Depuis sa création, la Métropole a connu 3 présidents : Gérard Collomb, David Kimelfeld et Bruno Bernard, seul à avoir été élu au suffrage direct. Son poids politique s’est renforcé à mesure que ses décisions structurent l’aménagement du territoire.
- Les élections de 2026 constitueront donc un moment clé : les électeurs choisiront les conseillers métropolitains qui orienteront les grandes politiques des prochaines années, qu’il s’agisse de voirie (pistes cyclables, axes routiers), de transports lourds (métros, tramways) ou de transformation urbaine (rive droite du Rhône, mega-tunnel).
- Dans un contexte où la lisibilité de l’institution reste floue pour beaucoup de Lyonnais, certains candidats axent une partie de leur campagne sur la proximité démocratique et la transparence, tandis que d’autres jouent encore avec ces lignes entremêlées.
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