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Mercredi 25 mars

Retour aux origines de la rocade Est de Lyon il y a 40 ans

Rédigé par Léo Mourgeon
De nos jours, l'axe a largement dépassé sa fonction de « rocade des villages » (crédit : Wikimedia).

Le 25 mars 1986, un premier tronçon de voie rapide est inauguré à Chassieu et marque le début concret du contournement Est de l’agglomération.

Les bases

  • Avant l’arrivée de la rocade, l’est lyonnais repose sur un réseau de routes locales reliant des communes encore peu connectées entre elles. Dans les années 1960, la circulation générale augmente fortement et une grande partie du trafic traverse le centre, notamment via le tunnel sous Fourvière.
  • L’idée d’un contournement par l’est émerge alors : il s’agit d’abord de faciliter les déplacements entre communes, dans ce qu’on appelle une « rocade des villages ».
  • Le projet bascule dans le concret dans les années 1980 avec la création du CD 300. En 1986, l’inauguration à Chassieu d’un premier tronçon marque une étape clé : pour la 1ʳᵉ fois, une infrastructure dédiée au contournement est mise en service.

Le développement

  • À partir de ce point de départ, le projet change d’échelle. Pensé localement, le CD 300 s’intègre progressivement à une logique plus large de désengorgement de l’agglomération.
  • Les tronçons se multiplient et le statut évolue : la voie devient nationale et prend le nom de RN 346. Dans les années 1990, l’ensemble forme une rocade continue, connectée aux autoroutes A42 et A43 via l’A46.
  • Ce passage d’une route départementale à un axe structurant traduit un changement de fonction : le contournement n’est plus seulement local, il s’inscrit dans les grands flux de circulation européens.

De nos jours

  • Aujourd’hui, la rocade Est s’étend sur environ 14 km entre Vaulx-en-Velin et Saint-Priest et constitue un maillon clé du réseau. Elle est empruntée chaque jour par 80 000 véhicules, dont une part importante de poids lourds en transit.
  • L’infrastructure joue son rôle de délestage, mais elle concentre aussi un trafic qui dépasse largement son objectif initial. Pensée pour relier les communes de l’est, elle est devenue un axe de passage national et international, notamment lors des périodes de vacances.
  • Cette évolution alimente des tensions persistantes autour de la saturation et des nuisances. La création de l’A432 n’a pas suffi à résorber l’encombrement, et les débats se poursuivent autour d’un contournement plus large de l’agglomération, ou d’une nouvelle traversée par l’ouest.
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