Lundi 13 avril
Entre ancien port et quartier vitrine, une balade historique à la Confluence de Lyon
Rédigé par Léo Mourgeon
Architecture, nature et histoire industrielle cohabitent au sud de la Presqu'île (crédit : Adobe Stock).
Pour redécouvrir la ville sous un œil nouveau, l’Essentiel Lyon propose une boucle à pied ou à vélo au départ de Perrache, qui traverse Confluence en passant, à chaque détour, d’un vestige industriel à une architecture contemporaine.
Le contexte
- Longtemps, le sud de la Presqu’île a vécu à part. Derrière la gare de Perrache, un enchevêtrement de voies ferrées, d’entrepôts et d’activités portuaires occupait l’espace. Le marché de gros, le port Rambaud et les industries formaient un territoire tourné vers la logistique, peu fréquenté par les Lyonnais.
- Au début des années 2000, la métropole engage sa transformation : désenclaver le quartier, ouvrir les quais et créer un nouveau centre urbain. En 2 décennies, le paysage a profondément changé, sans faire totalement disparaître ses traces.
À chaque pas
- Depuis la place Carnot, la traversée du CELP, encore en travaux, des voûtes et de la gare reste une expérience à part. Du bruit, du béton et de la circulation au calme d’une place ouverte : la coupure historique est encore palpable, et presque inversée.
- De l’autre côté, le parcours fait immédiatement cohabiter les époques. L’ancienne prison Saint-Paul, devenue faculté, fait face à des constructions plus récentes. Un peu plus loin, sur le cours Charlemagne, l’église Sainte-Blandine rappelle que le quartier ne s’est pas construit en une seule fois.
- En descendant vers le Marché Gare et le secteur Smith, le décor change encore. Longtemps cœur logistique de la ville, le site a laissé place à un quartier nouveau et à des usages plus ouverts, tout en conservant une atmosphère de transition.
- Autour de HEAT, H7 et de la station Mue, l’urbanisme s’est d’abord inventé de manière temporaire, avec des installations évolutives, avant de se structurer en lieux dédiés aux loisirs familiaux et à la fête.
- En poursuivant vers le sud et en passant sous l’autoroute, l’espace s’élargit et les lignes deviennent plus nettes. Se dévoile alors le musée des Confluences, posé à la rencontre du Rhône et de la Saône, point culminant de la transformation.
Les traces
- Le retour par la Saône change à nouveau le regard. Le long des quais Rambaud, l’histoire industrielle affleure encore. La Sucrière, ancien entrepôt des années 1930, en est l’exemple le plus visible. Mais les traces sont aussi plus discrètes : rails incrustés, anneaux d’amarrage, quais en béton. Elles apparaissent entre 2 immeubles contemporains, parfois à quelques mètres seulement.
- Plus loin, la place nautique met en scène l’eau dans un quartier qui en vivait déjà. Les jardins aquatiques et espaces publics traduisent une appropriation plus quotidienne, loin de la seule image de vitrine. En remontant vers Perrache, toujours sur les quais, le poste d’aiguillage, à proximité du skatepark, rappelle enfin le rôle central du rail dans l’histoire du site.
- Un retour rapide vers la place Carnot ou la place des Archives, si on ne se laisse pas tenter par la brasserie Georges plus à l’est, permet de boucler la boucle en une demi-journée.
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