Mardi 21 avril
Quand Lyon changeait d’aéroport en 1975
Rédigé par Léo Mourgeon
À minuit il y a 51 ans, l'aéroport de Satolas s'ouvrait au trafic tandis que celui de Bron fermait (crédit : Archives départementales du Rhône).
Le 20 avril 1975, à minuit, marque un tournant majeur dans l’histoire des transports lyonnais.
Bron à bout de piste
- Dans les années 1960-1970, l’aéroport de Lyon-Bron arrive à saturation. Implanté en pleine zone urbaine, il dépasse le million de passagers annuels et propose une cinquantaine de lignes, mais son développement est contraint.
- Sa piste de 2 630 m limite l’accueil des nouveaux avions long-courriers et les nuisances sonores deviennent un frein majeur. Impossible d’agrandir sans empiéter sur la ville.
- Face à cette impasse, l’État lance dès 1965 des études pour un nouvel équipement. Le choix se porte sur des terres agricoles à l’est de Lyon : un site vaste, éloigné des habitations, capable d’accompagner l’essor du trafic aérien.
La bascule
- En avril 1975, c’est la rupture. Le 20 à 00h, l’aéroport de Lyon-Satolas ouvre au trafic tandis que Bron ferme aux vols commerciaux. Quelques heures plus tard, un avion d’Air Inter devient le 1ᵉʳ à s’y poser.
- Le changement est radical : piste de 4 000 m, aérogare moderne, capacité d’accueil bien supérieure. Conçu pour voir grand, le nouvel aéroport redessine le ciel lyonnais et permet d’accueillir des avions plus performants.
- Malgré un contexte marqué par le choc pétrolier, Satolas s’impose progressivement comme une porte d’entrée internationale. Le transfert des lignes s’étale jusqu’en 1980, actant définitivement la fin de l’ère commerciale de Bron.
Et maintenant ?
- Devenu aéroport Lyon-Saint-Exupéry en 2000, l’équipement s’est imposé comme un hub régional majeur. Avec plus de 10 M de passagers par an et près de 120 000 mouvements, il se classe parmi les principaux aéroports français.
- Le trafic a évolué, porté par les compagnies low-cost et les liaisons européennes. Les enjeux se déplacent désormais vers l’optimisation des flux et la réduction de l’impact environnemental.
- Entre modernisation des outils de contrôle aérien, développement des descentes continues et perspective des Jeux olympiques d’hiver 2030, l’aéroport continue d’adapter son modèle à un transport aérien en mutation.
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