Le portrait : Léman, vague à l’âme et soleil en scène
Il entame une tournée des festivals tout l’été et montera sur scène en 1ʳᵉ partie de Michel Polnareff jeudi à Porcieu. Le chanteur lyonnais Léman poursuit sa percée avec une tournée bien remplie.
Une enfance qui forge
Né à Genève et installé à Lyon depuis ses 18 ans, Léman – Clément de son vrai prénom – a grandi entre la Haute-Savoie et l’Ain. Dans sa famille, la musique occupait déjà une grande place : AC/DC, Pink Floyd, musique classique et chansons à voix tournaient en boucle. « J’ai compris très tôt que la musique serait un moyen de dire ce que je n’arrivais pas à formuler autrement. »
Sa chanson On attend, sortie en 2023, évoque sans détour cette période de sa vie marquée par l’absence d’un père en proie à l’alcool. « Je ne pensais pas que ça toucherait autant de monde. Finalement, on est nombreux à avoir grandi dans le silence. »
Adolescent, il troque ses rêves de foot contre une guitare, et intègre par la suite le conservatoire de Villeurbanne, puis le Centre de Formation Professionnelle de la Musique.
Buzz éclair
En 2017, il tente sa chance à The Voice, dans l’équipe de Zazie puis celle de Mika. Il est éliminé aux 2ᵉ battles, mais en retire un déclic. Il se lance dans des petits concerts, crée son propre label et poste ses titres sur les plateformes.
Mais c’est sa reprise dramatique de La Danse des canards, tournée au parc Blandan, qui fait exploser sa visibilité fin 2023. Portée par un détournement sur TikTok, la vidéo cumule plusieurs millions de vues.
Léman passe de 5 000 à 130 000 abonnés en quelques semaines. Un buzz qu’il assume avec humour : « Cette chanson est un ovni. J’ai joué le jeu, et ça a permis à beaucoup de gens d’écouter ce que j’écris. »
Une voix qui porte
Depuis, Léman met sa jeune notoriété au service de ses engagements. En février, il publie La voix de ce peuple, un texte en soutien aux agriculteurs. Un coup de colère transformé en chanson, vue comme un cri du cœur. « C’est politique, oui. Mais pas au sens partisan. Ce que je défends, ce sont des gens. »
Désormais accompagné par Parlophone, il multiplie les concerts, dont plusieurs festivals cet été. Après avoir assuré la 1ʳᵉ partie de Michel Polnareff à Paris, il remet ça ce vendredi aux Arènes de Nîmes. « C’est intimidant, mais aussi galvanisant. J’ai hâte de voir la suite avec mon album à venir… »
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