Cathy Quantin-Nataf, les pieds à Lyon, la tête sur Mars
Enseignante-chercheuse à l’Université Lyon 1, Cathy Quantin-Nataf explore la planète Mars dans le cadre de missions menées avec la NASA et l’Agence spatiale européenne (ESA). Cette année, elle est devenue la 1ʳᵉ femme récompensée par la médaille Runcorn-Florensky, une distinction internationale majeure en planétologie.
Bio express
Originaire de Franche-Comté, Cathy Quantin-Nataf s’installe à Lyon au début des années 2000 pour réaliser une thèse de géologie à l’Université Lyon 1. C’est à ce moment-là qu’elle commence à s’intéresser à Mars.
« J’aime la rigueur des sciences, la quête de connaissance et cet aspect d’exploration. Il y a une forme d’adrénaline à découvrir un monde encore jamais vu », confie-t-elle. Après sa thèse, elle travaille entre la France et les États-Unis pour analyser la surface martienne grâce à des données européennes avec un objectif : détecter d’éventuelles traces de vie.
Aujourd’hui, elle poursuit ses recherches au sein du laboratoire de géologie de Lyon, tout en enseignant à l’université.
Inspirer
Son quotidien alterne entre l’exploitation des données transmises par les rovers et sa vie de famille bien terrestre, notamment auprès de ses 2 filles.
En juin dernier, elle a reçu la médaille Runcorn-Florensky, qui distingue « des contributions exceptionnelles » à la planétologie. Elle est la 1ʳᵉ femme à obtenir ce prix.
« Je veux montrer qu’il est possible d’être chercheuse et d’avoir une vie de famille. Dans mon domaine, on est encore loin de la parité, et je constate qu’il y a de moins en moins de jeunes filles qui choisissent les sciences. C’est une préoccupation pour moi », souligne-t-elle.
Professeure investie, elle met un point d’honneur à transmettre sa passion à ses étudiantes et étudiants, dans l’espoir de susciter des vocations scientifiques et d’inspirer une nouvelle génération de chercheuses.
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