Mercredi 5 novembre
Le destin hors du commun de Mayane (Un P'tit truc en plus)
Rédigé par Léo Mourgeon
La comédienne publie un livre autobiographique avec sa maman Sandrine Thevenon (crédit : Mikael Lafontan).
À 21 ans, la Villeurbannaise Mayane-Sarah El Baze publie avec sa mère un livre-témoignage qui retrace un parcours aussi lumineux qu’improbable, de la naissance à la célébrité.
Bio express
- Née le 11 septembre 2004 à Villeurbanne, Mayane voit le jour avec une trisomie 21. Pour sa mère, Sandrine Thevenon, le choc est immense : « On m’a dit qu’elle ne marcherait pas, qu’elle ne lirait jamais… ».
- Quelques jours plus tard, la petite pose sur ses parents le regard malicieux qui la caractérise : « Dès ce moment, on s’est promis de la traiter comme n’importe quel enfant », raconte-t-elle.
- Après le décès du père en 2016, Sandrine élève seule sa fille : « On a traversé beaucoup de choses, mais nous sommes des battantes. » Un combat qu’elle mène également auprès d’autres enfants en tant qu’AESH.
- Mayane grandit dans les écoles ordinaires, décroche 2 CAP – vannerie et couture – et découvre la danse, sa 1ʳᵉ passion. « Sur scène, je me sens libre », confie-t-elle.
Ce qu’il faut savoir
- C’est en 2021 que sa vie bascule avec un premier rôle dans J’irai au bout de mes rêves, aux côtés de Camille Lou et de Guillaume de Tonquédec.
- Puis tout s’enchaîne : Handigang, Jusqu’ici tout va bien, HPI, avant l’immense succès d’Un p’tit truc en plus d’Artus, en 2024 : plus de 10 M d’entrées. « J’étais sceptique au début, elle était si timide », admet Sandrine.
- L’année suivante, Mayane entre définitivement dans les foyers grâce à Danse avec les stars : une demi-finale et une amitié indéfectible avec Christophe Licata. « J’ai abordé cette période au jour le jour, sans réaliser tout ce qui se passait, mais toujours avec bonheur », se souvient l’actrice.
Ce qui compte
- Aujourd’hui, la jeune femme est devenue un symbole d’inclusion. Active sur les réseaux, membre de l’association 21 Rêves, elle revendique la différence comme une force : « La trisomie 21, ce n’est pas un handicap, c’est une différence à faire valoir. »
- Pour sa mère, leur livre commun Mayane, de l’ombre à la lumière (19,90 € aux éditions HarperCollins) veut faire bouger les lignes : « Je veux qu’on voie en elle ce qu’elle fait, pas ce qu’elle a. » Et Mayane de conclure, toujours avec le sourire : « Je veux que les enfants comme moi croient en leurs rêves. »
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