Théo Grosjean : toujours dans sa bulle, le succès en plus
Le dessinateur lyonnais Théo Grosjean vient de publier Le Petit Gendarme et poursuit son parcours singulier dans le monde de la BD. Il revient sur sa passion et son rapport au dessin.
Bio express
Né en 1995, Théo Grosjean a grandi à Lyon. De nature anxieuse, il trouve très tôt refuge dans la bande dessinée avant d’intégrer l’école Émile-Cohl (Lyon 3ᵉ).
Le jeune auteur se fait rapidement remarquer pour son trait et gagne une large communauté sur Instagram (200 000 abonnés) avec L’Homme le plus flippé du monde, série quasi autobiographique autour de l’anxiété.
« Le dessin m’a permis de prendre du recul, de mieux comprendre mes émotions. Et ça parlait aux gens. Il y a beaucoup d’anxieux en France alors qu’on n’en parle pas beaucoup. »
Réfugié un temps à Angoulême — « Je cherchais plus d’espace et j’avais déjà beaucoup d’amis de la BD là-bas » — pour adapter sa BD en série animée, il collabore notamment avec Kyan Khojandi, Cyprien et Brigitte Lecordier. Diffusée sur Canal+, Flippé est désormais disponible gratuitement sur YouTube.
Le Petit Gendarme
Avec son nouvel ouvrage, Théo Grosjean change d’échelle et rejoint Les Livres du Futur, la maison d’édition de Riad Sattouf, créateur des Cahiers d’Esther et de L’Arabe du Futur. « Riad m’a contacté sur Instagram. Il cherchait des projets autour de l’enfance et ça s’est fait naturellement. »
Dans Le Petit Gendarme, il raconte les premières années du jeune « Riquet » dans une caserne, à travers un récit auto-fictionnel, tendre et drôle. « J’ai utilisé de nombreux souvenirs. Comme lui, j’ai grandi dans une caserne. Je voulais que la frontière entre mon personnage et moi reste un peu floue. »
De l’homme le plus flippé du monde à figure incontournable de la BD moderne, le dessinateur garde la tête froide : « J’ai toujours l’impression d’être là un peu par hasard. »
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