Benjamin Brière, de la captivité à l’horizon
Depuis son retour de captivité en Iran, Benjamin Brière reconstruit doucement sa vie à Lyon. Après 1 079 jours passés enfermé, l’ex-otage publie Azadi, un livre témoignage dans lequel il raconte l’enfermement, l’attente, les peurs, mais aussi ce qui lui a permis de tenir.
1 079 jours
Mai 2020. Alors qu’il traverse l’Iran en van, ce Lyonnais passionné est arrêté par les autorités locales. Accusé d’espionnage et de propagande contre le régime, il est condamné à 8 ans et 8 mois de prison.
Son quotidien se résume alors à un enfermement strict dans le nord-est du pays, marqué par la violence, l’isolement et l’incertitude.
« Ils essayent de vous broyer et de prendre un ascendant psychologique instantanément », confie Benjamin Brière. Dans une cellule, tandis qu’il ignore la durée réelle de son calvaire, il cherche un refuge. Il le trouve dans l’écriture.
Écrire pour tenir
Les mots deviennent une survie. Page après page, il consigne son vécu, ses pensées, ses peurs. « J’ai eu la possibilité de faire sortir des feuilles au fur et à mesure. J’avais 80 % du livre. Évidemment, c’était scruté, interprété et traduit par les services iraniens », raconte-t-il.
Libéré et rapatrié en France après presque 3 ans, il retourne à Lyon pour se reconstruire. Il vit aujourd’hui dans les pentes de la Croix-Rousse, un quartier qui lui offre ce qu’il recherche le plus : « l’espace, l’ouverture ».
« Après la prison, j’avais besoin de voir l’horizon. C’est le cas depuis chez moi. Dès que je m’éloigne, j’ai envie de revenir », sourit-il.
Son livre, Azadi : 1 079 jours otage en République islamique d’Iran, est publié aux éditions Robert Laffont. Un récit de survie, d’endurance, mais surtout de reconquête.
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