Chloé Trespeuch, la Lyonnaise porte-drapeau qui glisse entre deux mondes
Installée dans les Monts d’Or, la snowboardeuse a construit une carrière internationale sans quitter la métropole, entre exigence sportive, engagement personnel et nouvelle vie de maman. Elle sera l’une des Françaises à suivre lors des JO de Milan-Cortina qui débutent vendredi.
Bio express
Née à Bourg-Saint-Maurice et formée à Val Thorens, Chloé Trespeuch n’a pourtant pas choisi de vivre en station. Depuis plusieurs années, la vice-championne olympique s’est installée à Lyon, dans les Monts d’Or.
Loin des pistes mais au plus près d’un équilibre de vie. « Vivre ici m’oblige à m’organiser autrement, mais ça me permet aussi de garder les pieds sur terre », confie-t-elle. Cette vie lyonnaise s’est enrichie fin 2024 avec la naissance de son fils Marlo.
Une maternité longtemps réfléchie et assumée, qu’elle décrit comme un choix de vie autant que de carrière : « J’ai pris la liberté de vivre ma grossesse comme je l’entendais, sans me laisser dicter ce que je devrais faire. » Un discours encore rare dans le sport de haut niveau.
Sportive multi casquettes
Double médaillée olympique (bronze en 2014, argent en 2022), la snowboardeuse a longtemps mené une double vie. L’hiver sur les circuits internationaux, la semaine à Lyon, salariée de la SNCF dans le cadre du dispositif Athlètes SNCF. « Avoir un travail, des collègues, une autre réalité que le sport, ça m’a aidé à relativiser. »
À cela s’ajoutent des études à distance à Sciences Po Paris et un engagement écologique assumé, via l’association Ecoglobe. Puis la maternité, vécue comme un moteur plus que comme un frein.
« Mon corps a changé, mais cette reconstruction m’a permis de mieux me connaître », explique-t-elle après un retour express au plus haut niveau, marqué par 2 podiums en Coupe du monde en Chine il y a deux semaines.
La suite
Vendredi prochain, Chloé Trespeuch portera le drapeau tricolore lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Milan-Cortina. Une reconnaissance forte, qu’elle aborde sans solennité excessive. « C’est une pression positive, une énergie supplémentaire à transmettre au collectif », a-t-elle réagi après sa nomination.
À 31 ans, pour ses 4ᵉ Jeux, l’objectif sportif est clair, avec l’or en ligne de mire. Mais l’ambition dépasse les pistes. Installée durablement à Lyon, la championne assume aussi un rôle de modèle, notamment pour les sportives. « On peut être athlète, mère et citoyenne engagée, sans choisir. »
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