Meï Lepage, policière à Lyon : entre uniforme et roman noir
Gardienne de la paix à Lyon, Meï Lepage puise dans son expérience pour nourrir son 1ᵉʳ roman, Sécher tes larmes, publié aux Éditions du Seuil (coll. Verso). Elle revient sur un parcours atypique, à la croisée de la police et de l’écriture.
Du dessin à la police
D’abord dessinatrice dans l’animation — à Lyon pour ses études, puis à Paris — elle travaille pendant 3 ans comme décoratrice sur des productions animées, avant d’opérer un virage radical.
Elle choisit la police, avec une motivation assumée : « faire quelque chose de plus au contact du réel, de plus utile pour la population ».
En parallèle de sa formation de policière, elle commence à écrire. Affectée un temps à Annemasse, elle y situe l’intrigue de son 1ᵉʳ roman, avant de revenir à Lyon.
Ce passage nourrit un décor crédible, loin des clichés, ancré dans des territoires qu’elle connaît.
De la police à l’écriture
Aujourd’hui, elle partage son temps entre terrain « au service des gens » et écriture. Son quotidien de gardienne de la paix irrigue directement son polar psychologique : procédures, ambiances, rapports humains. « Ça m’aide à construire des intrigues et à donner une impression de réel », explique-t-elle.
Le livre, travaillé pendant plusieurs années, s’inscrit dans une veine sombre, attentive aux trajectoires individuelles et aux violences contemporaines. Résultat : un 1ᵉʳ roman remarqué, dont les droits sont déjà vendus à l’étranger, fait rare pour une primo-autrice.
Signe de cette reconnaissance, elle figure en 2026 parmi les invitées du Quais du Polar, après l’avoir fréquenté comme lectrice ordinaire. Une bascule symbolique, qui accompagne l’émergence d’une nouvelle voix du polar français.
Sécher tes larmes, aux Éditions du Seuil (coll. Verso), 2026, 432 p., 19,90 €. Une suite est déjà en cours d’écriture.
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