Cyril Lancelin, le Lyonnais qui transforme les villes en terrains de jeu
Depuis son atelier lyonnais, Cyril Lancelin imagine des installations monumentales aujourd’hui exposées dans plusieurs grandes métropoles mondiales.
Un parcours
Né à Lyon en 1975, Cyril Lancelin suit d’abord une formation d’architecte à l’ENSA Lyon, dont il sort diplômé en 1999. Très tôt, il se passionne pour l’image de synthèse et la modélisation 3D, encore peu répandues dans les agences de l’époque.
Après ses études, il travaille à Paris puis à Los Angeles pour des architectes et artistes, en réalisant des images virtuelles et des simulations numériques.
Mais l’architecture traditionnelle finit par le frustrer. « Dans un bâtiment, tout prend énormément de temps et dépend de contraintes techniques ou économiques », explique-t-il.
Il commence alors à produire ses propres formes géométriques, qu’il diffuse sur Instagram au début des années 2010. Ses visuels colorés et futuristes circulent rapidement en ligne. Progressivement, les commandes arrivent et il quitte finalement son emploi pour se consacrer entièrement à sa pratique artistique.
Un succès
Son univers « town and concrete » repose sur des formes identifiables : sphères, pyramides, arches ou labyrinthes géants. Pensées pour être traversées, ses œuvres jouent avec les déplacements du public et transforment temporairement l’espace urbain. Les couleurs vives, les structures gonflables et les installations lumineuses sont devenues sa signature.
Ses créations sont conçues autant pour être vécues physiquement que photographiées. « Aujourd’hui, l’image est devenue un nouveau langage », résume-t-il.
Cette approche lui ouvre rapidement les portes de l’international. Il expose à Dubaï, Shanghai, Bangkok ou Melbourne et collabore avec Porsche, Adidas, Google ou Snapchat.
Malgré la taille et le succès de ses différents projets, il revendique toujours « proposer un art accessible, ludique et optimiste. »
Une vision
Cyril Lancelin continue de vivre et travailler à Lyon. Son travail est marqué par son regard d’architecte et par les paysages urbains qu’il traverse entre Lyon, Paris, Milan ou Genève. Loin des galeries fermées, il préfère installer ses œuvres dans des espaces publics fréquentés au quotidien.
Sa prochaine installation, « Pyramid Fields », sera présentée cet été au Luminato Festival, à Toronto. Deux pyramides monumentales y prendront place au milieu des tours du centre-ville canadien.
Pendant que des milliers de passants les traverseront, leur créateur continuera pourtant de travailler discrètement depuis Lyon, et, pourquoi pas, un jour d’y exposer.
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