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Mercredi 10 septembre

Lyon en 1ʳᵉ ligne face aux virus émergents

Rédigé par Léo Mourgeon
L’environnement scientifique, la qualité des installations et le soutien de grandes institutions renforcent le rôle de la ville à l’échelle mondiale (crédit : Adobe Stock).

Un nouveau programme de recherche est présenté ce mercredi pour mieux comprendre les mécanismes d’infection des virus considérés comme de futures menaces sanitaires.

Les grandes lignes

  • Le lancement se tient à l’Institut de biologie et chimie des protéines, dans le 7ᵉ arrondissement. Derrière ce projet : l’Université Claude Bernard Lyon 1, le CNRS et la Fondation Bettencourt Schueller, via son programme Impulscience®.
  • Créé en 2022, ce dispositif apporte sur 5 ans un financement de 2,3 M€ à des chercheurs en milieu de carrière. À Lyon, c’est la chercheuse Anja Böckmann, directrice de recherche au CNRS, qui en bénéficie.

Pour bien comprendre

  • Son équipe s’intéresse aux Bunyavirales, un ordre regroupant environ 450 virus, dont certains sont considérés par l’OMS comme de potentiels déclencheurs de nouvelles pandémies. Leur stratégie : analyser 2 protéines qui agissent comme « outils » du virus pour infecter l’hôte.
  • « Ces protéines ne sont pas nécessaires à la reproduction du virus, mais elles facilitent son action en sabotant les défenses immunitaires », explique Anja Böckmann. Pour les étudier, elle utilise la résonance magnétique nucléaire des solides, une technologie novatrice capable de visualiser la structure des protéines à l’échelle atomique.
  • « Le soutien d’Impulscience nous permet de prendre des risques et de tester des approches inédites, comme observer ces protéines directement dans la cellule », ajoute-t-elle.

Ce qui compte

  • Ces recherches sont essentielles car le réchauffement climatique favorise l’arrivée en Europe de moustiques et de tiques porteurs de virus autrefois cantonnés aux zones tropicales.
  • Comprendre comment ces agents infectieux fonctionnent est donc une priorité. « Nous cherchons à identifier leurs points faibles pour imaginer, à terme, de nouvelles stratégies antivirales », souligne la chercheuse.
  • Avec son laboratoire P4 et un « réseau hyperactif en virologie », Lyon renforce ainsi sa place parmi les pôles mondiaux de recherche sur les maladies émergentes. « C’est une reconnaissance forte pour la communauté lyonnaise et une source de motivation pour toute l’équipe », conclut Anja Böckmann.
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