Mardi 14 octobre
À Lyon, la santé mentale des jeunes est une affaire citoyenne
Rédigé par Léo Mourgeon
De cette assemblée citoyenne naîtront des propositions remises aux élus (crédit : Adobe Stock).
Le Conseil de développement (CdD) de la Métropole réunit ce mardi citoyens, jeunes et professionnels volontaires pour parler sans filtre de la santé mentale à Lyon.
Les bases
- Créé par la loi Voynet de 1999, le CdD agit comme un laboratoire citoyen au service du territoire. Composé de citoyens volontaires, il permet à chacun de faire entendre sa voix sur les politiques locales.
- Ses assemblées citoyennes sont ouvertes à tous et servent à nourrir le débat public sur des sujets concrets : mobilité, habitat, climat, inégalités…
- Le CdD n’est pas un conseil d’experts, mais un espace d’expression collective où les habitants transforment leurs vécus en propositions remises aux élus.
Ce qui se passe
- Ce mardi, le CdD organise à la Public Factory (Sciences Po, site Blandan – Lyon 7ᵉ) une assemblée citoyenne consacrée à la santé mentale des jeunes, en écho aux Semaines d’information sur la santé mentale.
- Après la crise sanitaire de 2020, l’isolement, la précarité et la pression sociale ont fragilisé une génération entière : la moitié des étudiants lyonnais déclare souffrir de troubles psychiques.
- Pour Pascal Blanchard, vice-président de la Métropole en charge de la santé, « l’expérience de l’usager-citoyen doit être au cœur du dispositif ». L’élu, psychanalyste de formation, voit dans cette mobilisation « une façon de replacer la santé mentale au même niveau que la santé physique ».
- Ateliers participatifs, ciné-débat, jeux et table-ronde rythmeront la journée (à partir de 16h30). Il est possible de s’inscrire en ligne à tout ou partie du programme.
Les enjeux
- À l’heure où les troubles psychiques touchent un jeune sur quatre, la question dépasse le domaine médical. Le CdD veut en faire un enjeu citoyen et social, ancré dans la vie quotidienne.
- « La psychiatrie a longtemps été le parent pauvre des politiques publiques », rappelle Pascal Blanchard, avant d’ajouter : « Le droit à la citoyenneté se gagne chaque jour, en faisant entendre sa voix sur des sujets qu’on estime oubliés ».
- En donnant la parole à ceux qui vivent la détresse psychique, cette assemblée invite à « repenser le soin comme un bien commun », au cœur même de la cité.
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