Lundi 12 janvier
Don du sang : l’hiver, un moment clé pour la solidarité à Lyon
Rédigé par Léo Mourgeon
Chaque année, on observe une baisse des dons du sang lors de la période hivernale (crédit : Adobe Stock).
Alors que les besoins des hôpitaux restent constants toute l’année, la période hivernale fragilise les réserves de sang, au moment où les collectes locales reprennent.
État des lieux
- En France, plus de 10 000 dons sont nécessaires chaque jour pour soigner les patients. Dans la région, cela représente environ 1 400 dons quotidiens, selon l’Établissement français du sang (EFS).
- En Auvergne-Rhône-Alpes, on comptabilise près de 400 000 dons chaque année, mais l’équilibre reste fragile. À Lyon et dans le Rhône, la mobilisation demeure en décalage : près de 96 % des habitants se disent favorables au don, mais seuls 4 % donnent effectivement leur sang.
- Un chiffre faible, alors que les globules rouges ne se conservent que 42 jours et les plaquettes 7 jours, rendant toute baisse de fréquentation immédiatement visible dans les stocks.
En pratique
- Donner son sang reste un geste simple et encadré. Il faut être âgé de 18 à 70 ans, peser plus de 50 kg et être déclaré apte lors de l’entretien pré-don. Depuis septembre 2025, plusieurs critères ont évolué : le délai après un tatouage ou un piercing est passé de 4 à 2 mois, tout comme après certains actes médicaux légers.
- Le don le plus courant concerne les globules rouges, mais il existe aussi le don de plasma ou de plaquettes, plus long mais tout aussi essentiel. À Lyon, les Maisons du don de Part-Dieu et de Confluence accueillent les donneurs toute l’année, sur rendez-vous, avec des horaires élargis en semaine.
Ce qui se passe
- La campagne hivernale de collecte débute ce lundi à la MJC Montchat, dans le 3ᵉ arrondissement. Une période stratégique : entre épidémies saisonnières, fatigue et départs en vacances, les dons diminuent chaque hiver alors que les besoins hospitaliers restent stables.
- L’EFS rappelle régulièrement que « chaque don compte » et qu’un seul prélèvement peut aider 3 patients différents.
- Jusqu’en mars, plusieurs collectes mobiles sont programmées à Lyon et Villeurbanne, pour rapprocher le don des lieux de vie et relancer une dynamique locale indispensable.
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