Vendredi 13 mars
Lyon : Une journée pour mieux dormir
Rédigé par Léo Mourgeon
Près d'un Français sur 4 dort moins de 6h par nuit en semaine (crédit : Adobe Stock).
La Journée du sommeil revient ce vendredi avec conférences et échanges à Lyon pour rappeler combien nos nuits influencent la santé.
Le contexte
- Les Français dorment de moins en moins. En moyenne, ils passent moins de 7h par nuit en semaine, alors que les spécialistes recommandent au moins 7h à 8h pour récupérer correctement.
- De plus, environ une personne sur 4 dort moins de 6h, et près de 43 % disent souffrir d’au moins un trouble du sommeil. Écrans tardifs, horaires irréguliers ou stress expliquent en partie cette tendance. Chez les enfants aussi, le sommeil se fragilise. C’est pourquoi cette journée leur est en partie dédiée.
- « Le cerveau d’un enfant a besoin de nuits longues et régulières pour bien se développer », rappelle Patricia Franco, neuropédiatre à l’hôpital Femme Mère Enfant. La spécialiste observe aussi l’effet du numérique : « Les écrans repoussent l’endormissement et perturbent l’horloge biologique chez des sujets de plus en plus jeunes. »
Ce qui se passe
- Pour sensibiliser le public, la 26ᵉ Journée du sommeil se tient ce vendredi autour du thème : « Sommeil, rythmes et environnement : l’équilibre fragile de nos nuits ». Plusieurs conférences sont organisées au Neurocampus Michel-Jouvet à Bron, par les Hospices civils de Lyon et le Centre de recherche en neurosciences.
- Entre 14h et 18h, des chercheurs et médecins abordent les effets du climat, de la lumière, du bruit ou des écrans sur le sommeil. Les interventions sont accessibles sur place ou en visioconférence.
- « L’environnement dans lequel on vit influence directement la qualité du sommeil », souligne Patricia Franco. « Comprendre ces mécanismes permet de mieux protéger les nuits des enfants comme des adultes. »
Des ressources
- À Lyon, plusieurs structures accompagnent toute l’année les personnes qui dorment mal. Les HCL disposent d’un service spécialisé en médecine du sommeil, avec consultations et examens pour diagnostiquer insomnie, apnée ou hypersomnies.
- Des centres hospitaliers et des associations diffusent aussi des conseils pratiques : horaires réguliers, activité physique, limitation des excitants et des écrans en soirée.
- « Les troubles du sommeil ne sont pas une fatalité », rappelle Patricia Franco. « Un accompagnement adapté et quelques changements d’habitudes peuvent déjà améliorer nettement les nuits. »
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