Mercredi 24 juin
Il est désormais possible de consulter un kiné sans ordonnance dans le Rhône et l'Isère
Rédigé par Léo Mourgeon
Près de 300 professionnels participent à l'expérimentation dans le Rhône et la Métropole (crédit : Adobe Stock).
Une expérimentation menée dans le Rhône et l’Isère permet désormais à des patients de consulter directement un kinésithérapeute sans prescription médicale préalable.
Le principe
- Mal de dos, entorse, douleur articulaire ou rééducation après une blessure : dans certains cas, il n’est plus nécessaire de consulter son médecin avant de prendre rendez-vous chez un kinésithérapeute.
- Depuis quelques jours, une expérimentation nationale autorise certains professionnels du Rhône et de l’Isère à recevoir directement des patients.
- Au total, 289 masseurs-kinésithérapeutes participent au dispositif dans le Rhône et la Métropole de Lyon, contre 192 en Isère. Les consultations et les séances réalisées dans ce cadre restent remboursées par l’Assurance Maladie dans les conditions habituelles.
La toile de fond
- Si la mesure est présentée comme une évolution importante, l’accès direct aux kinésithérapeutes existe déjà depuis 2023 dans certaines structures, notamment les maisons de santé pluriprofessionnelles et les centres de santé.
- La nouveauté réside dans l’élargissement du dispositif aux structures classiques. Pendant 5 ans, le Rhône et l’Isère font partie des territoires retenus pour tester un accès direct plus large à la profession. L’objectif est de simplifier le parcours des patients tout en réduisant certaines démarches administratives.
- Pour savoir si un praticien participe à l’expérimentation, un annuaire spécifique est mis à disposition par l’Union régionale des professionnels de santé (URPS).
L’objectif
- Cette expérimentation s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes sur l’accès aux soins. Les délais pour obtenir un rendez-vous médical s’allongent et de nombreux habitants peinent à trouver un médecin traitant.
- Pour autant, le parcours médical n’est pas supprimé. Lors de la 1ʳᵉ consultation, le kinésithérapeute réalise un bilan de la situation. Le médecin traitant est ensuite informé et reste associé au suivi du patient. Si l’état de santé le nécessite, le professionnel oriente son patient vers un médecin.
- L’enjeu pour les pouvoirs publics est désormais de vérifier si cette organisation permet de fluidifier l’accès aux soins sans dégrader la qualité de la prise en charge. L’expérimentation doit être évaluée avant une éventuelle généralisation à l’échelle nationale.
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