Jeudi 11 septembre
Un Marseillais lance un appel pour structurer la grande plaisance 🛥️
Rédigé par Frédéric Dubessy
Il veut faire évoluer ce secteur très important pour notre économie régionale (Crédit : Anne Loubet).
Pdg de l'entreprise Edge (gestionnaire d'une flotte de yachts), Thomas Kieffer lance ce matin un appel lors du Cannes Yachting Festival pour structurer cette filière à partir de notre région. Il précise ses intentions à l'Essentiel Marseille.
Quel est l'état des lieux de la grande plaisance ?
- « 6 000 navires de 20 à 120 mètres de long naviguent en France. »
- « La moitié d'entre eux se trouve dans notre région entre 1 et 365 jours par an. »
- « Mais, seulement 150 sont immatriculés au Registre International Français, notre pavillon n'occupe donc que la 26e place mondiale. »
- « Près de 70 % des yachts sont à louer. Nous sommes passés de n°1 mondial en 2015 avec 33 % de parts de ce marché à 15 %, chutant à la 4e place derrière l'Italie, l'Espagne et la Grèce. »
Pourquoi cette démarche ?
- « Au cœur de la Méditerranée, Marseille prolonge désormais comme une évidence le littoral de la Côte d’Azur et du Var. »
- « Il est aberrant qu'en étant la 2e zone économique exclusive en mer au monde et malgré notre expertise maritime ainsi que la présence de 2 écoles nationales supérieures de la marine, dont une à Marseille, aucun texte ne légifère la grande plaisance. »
- « C'est comme si cette industrie n'existait pas, alors qu'elle génère de nombreuses retombées touristiques, économiques (1,1 milliard d'€ sur le seul littoral méditerranéen français) et sociales. »
Qu'en espérez-vous ?
- « Je veux mobiliser les passionnés de beaux bateaux, les professionnels et les experts de la grande plaisance, les armateurs, les conseils, pour proposer une évolution des normes régissant la grande plaisance en France. »
- « L'idéal serait de pouvoir créer, avec les partenaires sociaux d'ici 2027, une branche professionnelle dotée d'une convention collective applicable aux personnels de bord et à terre. »
- « Ce serait aussi l’occasion de mettre fin aux affiliations « exotiques », comme les pavillons de Malte ou des îles Cayman, qui déshonorent le paysage social dans nos ports et créent les conditions d’un dumping social d’un autre temps. »
- « Ensuite, il faudra instaurer les bases d'un pavillon européen pour garantir la qualité, l'éthique et la durabilité de la future flotte européenne. »
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