Mercredi 22 octobre
Une start-up marseillaise transforme l'urine en engrais
Rédigé par Frédéric Dubessy
Les 2 co-fondateurs veulent industrialiser leur procédé (Crédit : Ehotil).
La start-up marseillaise Ehotil lance les 1ers tests grandeur nature de valorisation de l'urine humaine.
Pour bien comprendre
- L'urine contient de l'azote, du phosphore et du potassium qui finissent dilués dans les eaux usées que l'on doit traiter.
- Ces nutriments pourraient être utilisés en « faisant le lien entre assainissement et agriculture », souligne Stéphane de Lacroix de Lavalette, co-fondateur et président d'Ehotil, à l'Essentiel Marseille.
- Ingénieur agronome de formation, il a créé en novembre 2023 cette start-up avec Emmanuel Morin, ingénieur des Mines et fabricant de toilettes sans eau (société Ecodomeo).
- « Nous avons travaillé avec le laboratoire M2P2 d'Aix-Marseille Université sur une solution de transformation de l'urine humaine en engrais agricole », précise-t-il.
Pourquoi en parle-t-on ?
- Ce soir, Ehotil inaugure son site (156, boulevard de Plombières - 14e), à la fois laboratoire, lieu de production et entrepôt.
- Il devient aussi un espace de démonstration pour présenter en conditions réelles son dispositif, du prélèvement à la transformation biologique de l'urine.
- « C'est le point de départ d'une phase pilote destinée à confirmer la viabilité industrielle du procédé », indique Stéphane de Lacroix de Lavalette.
- « Nous voulons le faire certifier rapidement, effectuer des essais agricoles et réaliser nos 1res ventes à court terme. »
Comment ça marche ?
- « Nous récupérons l'urine chez les loueurs de toilettes sèches. La prochaine étape sera de s'adresser aux gros centres de collectes (gares, aéroports, immeubles de bureau...), en retirant les chasses d'eau », dévoile le co-fondateur.
- « Notre 1re action est de stabiliser l'urine pour empêcher son évaporation. Nous retirons ensuite les éléments indésirables comme les traces de médicaments, d'hormones ou de drogues », poursuit-il.
- « Ce produit est ensuite concentré sous forme liquide. Ceci permettra aux agriculteurs de le diffuser directement et avec une plus grande précision par leurs tuyaux d'arrosage. »
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