L'entretien : Samia Ghali, nouvelle présidente de la RTM, « Le projet, c'est que les bus arrivent à l'heure »
La conseillère métropolitaine, également 3e adjointe au Maire, déléguée à la mobilité, à la rénovation urbaine et aux projets structurants, vient de succéder à Catherine Pila. Élue à l'unanimité, elle prend la tête de la Régie des Transports Métropolitains, un réseau exploitant 625 bus, 35 rames de métro, 32 rames de tramway, mais aussi 10 navires (lignes saisonnières maritimes, desserte de l'archipel du Frioul et ferry-boat).
Quelle est votre réaction après cette élection ?
« Cette présidence m'oblige à obtenir des résultats. Je ne ferai pas de langue de bois et je ne serai pas dans le déni non plus sur la situation économique de la Métropole et, par ricochet, de la RTM. Elle ne doit pas subir une mauvaise gestion du passé. Je veux penser au personnel, ces femmes et ces hommes qui au quotidien exercent un métier exigeant, et aussi aux usagers. Je veux leur dire que nous serons attentifs aux problématiques du transport. Nous ferons un état des lieux de ce qu'est la réalité de la RTM aujourd'hui. Après, j'aurai une discussion avec le président de la Métropole et le maire de Marseille à qui je fournirai des éléments factuels. »
Comment résoudre cela ?
« Nous avons 28 M€ par an d'impayés sur 119 M€ de recettes, ce n'est pas en augmentant les tarifs que l'on va avoir moins de fraudeurs, bien au contraire. Il y a un travail à faire. J'irai chercher l'argent où il le faut, que ce soit à l'État, aux collectivités territoriales, dans les entreprises qui doivent être fières de contribuer au transport métropolitain. Sans transport, il ne peut pas y avoir de développement économique. Je les rencontrerai, car tout le monde doit prendre sa part de responsabilité sur ce sujet. Il faut défendre l'outil RTM et ne pas oublier que c'est un service public de mobilité. »
Quels sont vos projets ?
« Le projet, c'est que les bus arrivent à l'heure, même si ça paraît simpliste, qu'ils fonctionnent bien et soient sécurisés. Ensuite, il faut développer la RTM qui a plein d'atouts. Je veux d'abord faire en sorte que les agents puissent travailler sereinement. Il faut aussi que le matériel roulant soit de bonne qualité et cette question est au cœur du débat aujourd'hui. On ne peut pas se permettre d'avoir des bus qui tombent en panne, car sinon c'est un retard sur toute la ligne et pour toute la journée. »
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