Mardi 26 mai
À Marseille, l'IA contre les vols à l'étalage
Rédigé par Frédéric Dubessy
LP Predict analyse les comportements suspects (Crédit : Adobe Stock / image générée grâce à l'IA).
Face à la hausse des démarques inconnues, une entreprise marseillaise propose une solution innovante.
Le constat
- En 2024, selon une enquête du collectif « Ras le vol », 82 % des commerçants déclaraient avoir été confrontés à un vol à l'étalage, soit une augmentation de 15,5 % par rapport à 2023.
- Le phénomène se constate partout, même dans les boulangeries, les boucheries et les pharmacies avec de plus en plus de vols impulsifs (un client qui n'est pas venu pour cela, mais saisit une opportunité).
- Le 16 février, les députés ont adopté une proposition de loi autorisant, à titre expérimental jusqu'au 31 décembre, l'utilisation de l'analyse automatisée issue des caméras de surveillance pour identifier les comportements suspects.
Pourquoi en parle-t-on ?
- « Les équipes ne peuvent pas tout surveiller en permanence, surtout dans les magasins très fréquentés », explique Clément Chouquet-Stringer, directeur régional Sud-Est chez Finalease Group Security, à l'Essentiel Marseille.
- Créée fin 2008, cette entreprise marseillaise développe une solution, LP Predict basée sur l'intelligence artificielle (IA) qui équipe 200 points de vente dans notre région.
- « Nous allons travailler sur une prestation de service pour éviter aux commerçants d'investir en proposant, selon le type de magasin, un package de 300 à 600 € par mois incluant les démarches d'autorisation, les vignettes d'information pour les clients et la location de notre système », dévoile-t-il.
Comment ça fonctionne ?
- LP Predict analyse en continu les images des caméras et signale automatiquement les comportements suspects : dissimulation de produits, ouverture d'emballages, consommation en rayon...
- « Elle a un rôle d'agent de sécurité. Le gérant ou le personnel reçoit une alerte accompagnée d'un extrait vidéo de 4 à 5 secondes qui permet de vérifier si le vol est avéré ou non et d'intervenir si nécessaire. Il y a bien un travail humain derrière », détaille Clément Chouquet-Stringer.
- « L'IA ne traite que tout ce qui se situe au-dessous de la tête, car il est interdit de faire de la reconnaissance faciale », précise-t-il.
- Cet outil permettrait de réduire jusqu'à 70 % les démarques inconnues.
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