Mercredi 2 juillet
La bonne idée : Des jeux pour revaloriser les « mauvaises herbes » 🌱
Rédigé par Frédéric Dubessy
Dans Bloomtopia, l'héroïne doit trouver 7 fleurs (Crédit : projet Nature en ville).
Elles sont précieuses pour l'environnement, comme le prouve le projet Nature en Ville.
Les bases
- Dans un contexte de réchauffement climatique, les nouveaux aménagements font la part belle aux arbres et à la verdure.
- Les « mauvaises herbes » sont, par contre, considérées comme indésirables.
- Cette flore spontanée a pourtant aussi sa part à jouer, comme le met en avant le projet Nature en Ville porté par l'École supérieure de Design Marseille (ESDM), en partenariat avec des scientifiques.
Pourquoi ?
- Ces herbes vagabondes, que l'on trouve au pied des arbres, dans les interstices du bitume ou des murs et dans les friches, favorisent la biodiversité, comme lieu d'habitat pour les insectes, nourriture des oiseaux.
- Elles ont aussi parfois des propriétés médicinales.
- « Nature en Ville vise à les désanonymiser et à faire comprendre combien il est important de les laisser s'exprimer », indique Laurence Cleyet-Merle, enseignante à l'ESDM et coordinatrice de ce projet, à l'Essentiel Marseille.
- « Par exemple, l'oxalide corniculée fixe le CO2, c'est un anti-inflammatoire et elle peut être utilisée pour blanchir les textiles, le cuir et le bois », révèle-t-elle.
Comment ?
- Le projet Nature en Ville repose sur 2 jeux développés par les élèves du DSAA Design Graphique de l'ESDM, en collaboration avec le Laboratoire Population-Environnement-Développement (LPED), l'Observatoire des Sciences de l'Univers - Institut Pythéas, et Aix-Marseille Université.
- « Bloomtopia » vous permet d'incarner Charlie, missionnée par un scientifique pour découvrir 7 fleurs dissimulées dans différents quartiers de la cité phocéenne.
- « La Quête de Mµ » invite à suivre une petite créature née au cœur d'un amas de déchets prenant conscience de ce qu'était autrefois la nature.
- En libre accès, ces dispositifs numériques sont destinés au grand public, à des présentations lors de colloques, et peuvent servir de supports aux enseignants dans les écoles primaires et les collèges.
- Ils permettent d'identifier les plantes (noms, propriétés, origines) pour sensibiliser sur leur rôle dans l'écosystème urbain.
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