Mercredi 27 mai
85 % des oiseaux nicheurs sont présents en Provence-Alpes-Côte d'Azur
Rédigé par Frédéric Dubessy
Sur les 51 couple d'aigles de Bonelli présents en France, 20 sont recensés dans notre département (Crédit : Adobe Stock).
Notre région occupe la 1re place en France métropolitaine pour la biodiversité.
Les bases
- L'Observatoire régional de la Biodiversité de l'Agence régionale Biodiversité et Environnement (ARBE), vient de publier une étude « Regard sur la nature 2025 ».
- Ce document de 36 pages imprimé à 1 500 exemplaires est consultable en ligne.
- Il contient de nombreux indicateurs clefs et un état des lieux actualisé de la biodiversité (cours d'eau, sols, espèces animales et végétales...), des principales pressions qui s'exercent sur elle (destruction et fragmentation des habitats, surexploitation des ressources naturelles, pollutions, espèces exotiques envahissantes et changement climatique) et des actions engagées pour la préserver.
- Notre région abrite le plus grand nombre d’espèces animales et végétales de France métropolitaine.
- Selon l'ARBE, « elle porte une responsabilité nationale — voire européenne pour certains groupes biologiques — dans la conservation de ce patrimoine naturel exceptionnel ».
État des lieux
- 85 % des espèces d'oiseaux nicheurs de France métropolitaine sont présentes en Provence-Alpes-Côte d'Azur.
- 255 espèces sont recensées ici et 6 % de cette population est menacée de disparition (10 % sont en danger et 21 % vulnérables).
- L'Observatoire note depuis 2003 une baisse de 31,7 % du nombre d'oiseaux nicheurs spécialistes de milieux agricoles, de 8 % de ceux forestiers et de 25,3 % de ceux des bâtis.
- Une légère hausse est observée chez les oiseaux dits généralistes, qui vivent dans une grande variété d'habitats (+ 2 %).
Zoom sur
- En 2025, la France comptait 51 couples d'aigles de Bonelli.
- 27 d'entre eux nichaient dans notre région et 20 dans notre département.
- Les effectifs de cette espèce classée « en danger critique d'extinction » sont en progression constante ici, avec notamment la recolonisation des Alpes de Haute-Provence et le cantonnement de 2 couples dans le Var et le Vaucluse.
- « L’électrocution demeure la cause de mortalité la plus importante et la neutralisation des pylônes dangereux reste une priorité », indique l'Observatoire régional de la Biodiversité.
- « La perte d’habitats avec le « grignotage » des espaces naturels par des projets d’aménagement (extension de carrières, ZAC, parcs photovoltaïques au sol…) » nuit à leur expansion.
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